C'est ma maison. Logement étudiant 2021/2022 : est-ce une rentrée particulière ?

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Pour les étudiants, c’est la première épreuve de l’année, parfois la plus longue et la plus difficile : il faut trouver un logement. Et cette année, depuis le mois de juin, les recherches sont encore plus nombreuses puisque les étudiants doivent faire leur rentrée en présentiel. 

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Radio France
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La rentrée 2021 encore plus dfficile pour les logements étudiants. Paris est très cher et les prix en régions ont augmenté par rapport à 2019 en moyenne de 3,08%. (Illustration) (ALISTAIR BERG / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Chaque année, la question hante les étudiants à la recherche d'un logement après les vacances. Comment en cette rentrée 2021 mettre toutes les chances de son côté pour trouver un logement, une location accessible ?

franceinfo : Charlie Cailloux, vous êtes conseiller juridique pour le site immobilier PAP.fr, est-ce que la rentrée 2021 sera particulière ?

L’objectif du ministère depuis mai dernier, c’est une rentrée 100% en présentiel dans le supérieur. Et ça, les étudiants l’ont très bien entendu puisque depuis le mois de juin, on enregistre sur notre site un boom des recherches de logements étudiants : elles représentent un tiers du total de recherches de location. Et évidemment une explosion de la demande dans les grandes villes universitaires qui connaissent pour la plupart une pénurie de logements, ça veut dire des logements difficilement accessibles pour les étudiants. Et ça, ce n’est pas nouveau ! 

Ça signifie que les loyers continuent d’augmenter ?

Oui, les loyers de la plupart des villes universitaires voient leurs loyers augmenter par rapport à 2020, et surtout par rapport à 2019. En moyenne, les loyers en régions ont augmenté de 3,08% par rapport à 2019. Beaucoup d’étudiants privilégient les études en province où les coûts sont moins élevés. Si bien qu’en Île-de-France, les loyers ont plutôt tendance à baisser (- 2,14% par rapport à 2019).

La forte baisse du tourisme a aussi incité de nombreux loueurs à remettre leurs meublés sur le marché de la location à l’année, d’où une augmentation de l’offre de logements intra-muros. Attention, les loyers baissent en Île-de-France mais Paris reste la ville où le logement est le plus cher : selon une étude du syndicat étudiant Unef, un étudiant parisien doit consacrer 850 euros par mois à son logement contre 550 pour la moyenne nationale. 

Comment mettre toutes les chances de son côté pour décrocher un logement ? 

Il faut retenir que le locataire (ou du moins son garant) doit avoir des ressources qui représentent idéalement au moins trois fois le montant du loyer, charges comprises (en tout cas jamais moins de 2,5 fois). Donc, c’est inutile de vous déplacer pour des logements où vous ne remplissez pas le critère de solvabilité. Il vaut mieux vous éloigner ou envisager la colocation.

Deuxième conseil très important, venez lors des visites avec un dossier complet (contrat de travail, fiches de salaires, avis d’imposition, pièce d’identité, carte d’étudiant, avis d’attribution de bourse) et la même chose pour votre garant si vous en avez un. 

Si vous n’avez pas de garant, vous pouvez bénéficier de Visale !

Oui, je rappelle que c’est une garantie mise en place par Action Logement, qu’elle est gratuite pour le propriétaire et pour le locataire. Pour les étudiants, elle est ouverte sans conditions de ressources jusqu’à un loyer de 800 euros en Île-de-France et 600 euros ailleurs. Vous pouvez la demander en ligne sur le site Visale.fr et la présenter lors des visites. 

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