Le "eye tracking", la technologie qui permet de contrôler un appareil avec ses yeux

Pour contrôler son téléphone ou son ordinateur, on connaît l’écran tactile, la souris et le clavier. Un nouveau dispositif pourrait se généraliser : le contrôle avec le regard.
Article rédigé par France Info - Anicet Mbida
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Le dernier téléphone d’Honor, le Magic 6, inclut la technologie "eye tracking" (Capture d'écran Youtube/ Honor)

C’est ce que les anglophones appellent le "eye tracking". Une technologie qui permet de savoir précisément où vous regardez sur un écran. Plusieurs ordinateurs l’ont déjà adoptée. Et le dernier téléphone d’Honor, le Magic 6, l’inclut en standard.

Beaucoup de téléphones aujourd’hui utilisent déjà la caméra en façade pour éviter de mettre l’écran en veille tant qu’on regarde l’écran. Avec le suivi du regard, on pourra aller encore plus loin. Par exemple, en faisant défiler l’écran automatiquement dès que ses yeux sont en train de lire le bas de la page. On pourra même activer une fonction sur l’écran rien qu’en la regardant. Ce qui peut être pratique quand on a les mains prises.

Inutile de faire un clin d’œil pour cliquer, vous imaginez, si on a des tics, il y aurait tout un tas de mauvaises interprétations. Le dispositif va attendre tout simplement que l’on regarde fixement une notification, par exemple. Puis, il va la faire clignoter, avant de l’afficher. Cela peut aussi fonctionner en complément du clavier et de la souris. Par exemple, si l'on vous demande : "Voulez-vous sauvegarder ?". Il suffira de regarder le bouton "Oui" et il s’allumera. Et on n’aura plus qu’à appuyer sur entrée. Plus besoin de lever la main du clavier, d’aller jusqu’à la souris et de cliquer. Ça fonctionne également sur les jeux, vous savez ceux en 3D assez difficiles à contrôler. C’est directement du regard que l’on va pouvoir contrôler la caméra qui suit son personnage.

Des fonctions conçues pour un handicap qui se généralisent

Il y a des ressemblances avec des fonctions qui existaient déjà pour des personnes en situation de handicap. Pour aider les personnes paralysées à communiquer, par exemple. Aujourd’hui, elles peuvent se servir de leurs yeux comme d’une souris pour taper des messages sur un clavier affiché à l’écran.

En fait, on se rend compte que beaucoup de fonctions conçues au départ pour un handicap peuvent finalement être utiles à tous. Exemple : le mode sombre des téléphones. Au départ, il servait à protéger les personnes photosensibles. Autre exemple : les vidéos qui sont désormais systématiquement sous-titrées sur les réseaux sociaux pour pouvoir les comprendre même sans le son. Donc attendez-vous à voir de plus en plus d’appareils pilotés juste avec la prunelle de nos yeux.

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