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Une affaire de pointure

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A première vue, le changement c'est pas maintenant. C'est ce que semble reprocher une partie non négligeable de l'opinion au président Hollande. Lequel se retrouve accusé d'avoir pris des vacances trop longues, d'être trop peu actif face à la crise et trop peu réactif sur la scène internationale.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

En terme de
sondages, trois mois auront suffi à Monsieur Hollande pour passer sous la barre
symbolique des 50% d'opinions favorables. Symbolique mais pas fatidique car si
son prédécesseur avait mis 5 mois de plus pour atteindre ce niveau-là, il était
aussi parti de plus haut et avait été porté par un souffle électoral plus
grand.

Bref, rien
d'alarmant pour François Hollande. Sauf que. Sauf qu'entre le chômage, la
crise,  le prix de l'essence, le
nucléaire, les Roms et le traité européen, ca ne risque pas de s'arranger.

Sauf que cette
" petite mort " de l'état de grâce s'accompagne d'une altération de
l'image qui s'avère problématique. Et l'on entend ici et là, et pas seulement à
droite des critiques portant sur le manque de charisme du nouveau président. Et
l'on voit bien que le slogan de " président normal " a des limites.
Et l'on se pince en entendant Mélenchon le qualifier de " brave
homme " ce qui tout bien pesé est mille fois plus méchant que son célèbre
" capitaine de pédalo ". Et l'on s'aperçoit - ce qui est un comble -
que les déçus de Sarkozy ont enfanté des déçus de Hollande.

Au premier, on
reprochait de prendre l'avion pour faire " bling bling ". Au second
on reproche de prendre le train pour faire peuple. On disait du premier qu'il
rabaissait la fonction en étant vulgaire. On dit du second qu'il la rapetisse
en étant banal. Le suffrage universel a bien du mal à trouver chaussure à son
pied. Apparemment, c'est une affaire de pointure.

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