Cet article date de plus de sept ans.

Sur Hinkley Point, Cambadélis reconnait avoir été "très sceptique sur cette aventure"

Le premier secrétaire du Parti socialiste était l'invité de franceinfo le vendredi 16 septembre. Jean-Christophe Cambadélis a commenté le feu vert britannique au projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point. 

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 25 min
Jean-Christophe Cambédilis, secrétaire général du PS dans le studio 221 de Radio France (Jean-Christophe Bourdillat / Radio France)

Le gouvernement britannique a donné jeudi son accord pour la construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, en Angleterre. Le chantier est porté par le groupe français EDF. "J'ai été depuis le début très sceptique sur cette aventure" a déclaré ce vendredi sur franceinfo, Jean-Christophe Cambadélis. "Je ne pensais pas que le gouvernement anglais s'engagerait", a ajouté le premier secrétaire du PS.

Un tel projet est-il bon pour la santé financière d'EDF ? "Je dis qu'il faut voir, mais cela ne me paraît pas extraordinaire à cet état. Le gouvernement est derrière ce projet, il a souhaité le voir aboutir, je dois dire que je n'ai pas été convaincu sur ce sujet", a commenté Jean-Christophe Cambadélis.

Du côté des écologistes, seul Noël Mamère s'est exprimé et cela n'étonne absolument pas le premier secrétaire du PS.

La défense de l'Etat de droit 

Le candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy, invité de France 2 jeudi soir, a redit qu'il fallait placer en rétention administrative les personnes fichées S qui présentent un caractère de dangerosité. L'ancien chef de l'État a évoqué le principe de précaution. "Sur le terrorisme nous voulons maintenir l'État de droit. Nicolas Sarkozy veut s'émanciper de l'État de droit", a réagi Jean-Christophe Cambadélis. "C'est nécessaire d'avoir un principe de précaution", a-t-il ajouté. "C'est ce que font l'ensemble de nos services. C'est le combat que nous menons."

Pour Jean-Christophe Cambadélis, "ce qui est discutable c'est la formule sur les fichés S. Nicolas Sarkozy la redéploye à chaque émission alors qu'il sait que le Conseil d'État nous a indiqué que ce n'était pas possible".

Ce n'est pas le Conseil d'État qui dirige la France, mais il est nécessaire d'avoir des éléments de droit quand on veut combattre le terrorisme et respecter la loi.

Jean-Christophe Cambadélis

Parmi les fichés, 300 à 400 personnes sont potentiellement dangereuses, estime Nicolas Sarkozy. "Il n'en sait rien et je pense qu'il y a des procédures qui sont engagées pour un certain nombre d'entre eux", a répondu Jean-Christophe Cambadélis. "Sur le terrorisme nous voulons maintenir l'État de droit. Nicolas Sarkozy veut s'émanciper de l'État de droit."

L'isolement de Macron

L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron séduit de plus en plus de Français selon les sondages. "Il a un positionnement évolutif. Il peut avoir une culture de gauche et proposer une politique de droite", a analysé le patron du PS ajoutant que s'il plaît, c'est "parce qu'une partie de la droite n'est pas satisfaite de l'offre politique".

La démission de l'ancien ministre de l'Économie n'est pas la faute du gouvernement pour Jean-Christophe Cambadélis. "C'est lui qui s'est coupé de nous. C'est lui qui a décidé de partir. Il est parti parce qu'il y avait un espace politique qu'il pouvait occuper" déclare-t-il, ajoutant : "Ce n'est pas un désaccord politique c'est une ambition personnelle."

Loi Travail : des casseurs relâchés, pourquoi ?

La journée de mobilisation contre la loi Travail a de nouveau été entachée par les casseurs le jeudi 15 septembre. Jean-Christophe Cambadélis s'interroge sur le sort des casseurs interpellés"J'en ai fait quelques-unes des manifestations et la police n'était pas capable d'arrêter les casseurs. C'est comme cela", a estimé le premier secrétaire du PS. "Mon problème c'est qu'ils sont arrêtés et qu'on les relâche. Pourquoi sont-ils relâchés ?", s'est-il demandé.


Cambadélis sur Hinkley Point : "Je suis depuis... par franceinfo

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.