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Un départ de la France du Mali serait "un désastre, un abandon", estime Gilbert Collard

Le député Rassemblement national déplore "que nous n'ayons pas plus d'aide de nos alliés européens, de nos amis (...) On est les seuls à assumer."

Gilbert Collard, dans la salle du Congrès, au château de Versailles, le 3 juillet 2017.
Gilbert Collard, dans la salle du Congrès, au château de Versailles, le 3 juillet 2017. (MARTIN BUREAU / AFP)

Emmanuel Macron a parlé de réexaminer les modalités d'intervention de la France au Sahel, après la mort de 13 militaires français au Mali. Gilbert Collard, député Rassemblement national, estime vendredi 29 novembre sur franceinfo qu’un départ de la France serait  "un désastre, un abandon""Je ne comprends rien, mais ça arrive souvent avec monsieur Macron. On reste ou on part. Moi, je suis étonné qu'il fasse des circonvolutions langagières. Il faut le courage des situations. C'est vrai que si on partait, ça serait un désastre. Ça serait un abandon. Et on est tellement engagé qu'on ne peut pas partir comme ça. Mais il n'y a pas cinquante solutions", a-t-il dit.

Le député du Rassemblement national a déploré le manque de solidarité des autres pays européens. "On peut déplorer aussi franchement que nous n'ayons pas plus d'aide de nos alliés européens, de nos amis, entre guillemets, européens. A part quelques aides comme cela, fragmentaires. On est les seuls à assumer", a-t-il affirmé. Emmanuel Macron doit rencontrer les présidents turc et américain mardi 3 décembre à Londres avant le sommet de l'OTAN. Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'Emmanuel Macron était "en état de mort cérébrale", paraphrasant ainsi les propos du chef de l'Etat dans la presse anglaise à propos de l'OTAN. "Ce dictateur ferait mieux de la fermer, entre nous", a réagi Gilbert Collard. "Il est en très mauvaise situation dans son pays, ce qui explique cette surenchère. Il n'y a que le capitaine Haddock pour répondre. Il lui dirait 'bachibouzouk'. Il faut reconnaître que la diplomatie internationale a atteint un niveau un peu limite", a-t-il estimé.

Gilbert Collard, dans la salle du Congrès, au château de Versailles, le 3 juillet 2017.
Gilbert Collard, dans la salle du Congrès, au château de Versailles, le 3 juillet 2017. (MARTIN BUREAU / AFP)