Propos racistes à l'Assemblée nationale : "On ne doit plus pouvoir être élu dès lors qu'on a tenu des propos racistes", propose Ian Brossat, porte-parole du PCF

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Le député RN Grégoire de Fournas a crié "qu'il(s) retourne(nt) en Afrique !", alors que Carlos Martens Bilongo, député LFI, posait une question au gouvernement sur les migrants.

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Radio France
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Ian Brossat, porte-parole du PCF, était l'invité de franceinfo le 3 novembre 2022. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"On ne doit plus pouvoir être élu dès lors qu'on a tenu des propos racistes", propose jeudi 3 novembre sur franceinfo le porte-parole du PCF Ian Brossat après la phrase raciste lancée par le député Rassemblement nationale Grégoire de Fournas à l'Assemblée nationale. Alors qu'un parlementaire de La France insoumise, Carlos Martens Bilongo, posait une question au gouvernement sur l'immigration en Méditerranée, Grégoire de Fournas a lancé bruyamment : "Qu'ils retournent en Afrique !"

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"Je pense qu'il serait temps de reposer la question posée par Fabien Roussel il y a quelques mois qui est celle de l'inéligibilité pour les personnes condamnées pour racisme, estime Ian Brossat. Si demain ce député est condamné pour racisme, il faut qu'il soit inéligible."

"Il n'est pas normal qu'il y ait une forme d'impunité sur les propos racistes, qu'on puisse en tenir ouvertement, y compris dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, et continuer à être un élu de la République." Ian Brossat indique que Fabien Roussel redéposera sa proposition de loi prochainement. "J'espère que la majorité présidentielle la votera cette fois", insiste le porte-parole du PCF.

"Il y a depuis de nombreuses années dans notre pays une forme de glissement. On voit du racisme et de l'antisémitisme un peu partout dans l'espace public. À un moment donné, il y a une digue républicaine qui doit passer par l'inéligibilité."

Ian Brossat, porte-parole du PCF

sur franceinfo

"On peut tourner les choses dans 50 sens différents et multiplier les interprétations, la réalité est cruelle, ce sont des propos racistes", estime Ian Brossat. La présidente du groupe RN tente de minimiser en expliquant sur Twitter que son député "évoquait les migrants transportés par les bateaux des ONG" et non le député LFI Carlos Martens Bilongo qui intervenait à propos de l'immigration clandestine. "Ce sont des propos qui ont été tenus par un député d'extrême droite, rappelle le porte-parole du PCF. J'ai envie de dire que c'est dans l'ordre des choses parce que je n'ai jamais imaginé que le RN était autre chose qu'un parti raciste."

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