"Le 1ᵉʳ juin, nous apporterons des réponses à la sécurité des professionnels de santé", annonce la ministre Agnès Firmin Le Bodo

La ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé indique qu'un rapport doit lui être remis sur la question de la sécurité des soignants. Sécurisation des bâtiments et réponse judiciaire figurent notamment parmi les axes de travaux.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé, le 23 mai 2023. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"Le 1ᵉʳ juin, nous apporterons des réponses à ces enjeux importants de sécurité des professionnels de santé", annonce Agnès Firmin Le Bodo mardi, 23 mai, sur franceinfo. La ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé prévoit un plan de mesures gouvernementales fondé sur trois axes : la formation des personnels de santé, la sécurisation des bâtiments de santé et une réponse judiciaire face aux actes violents.

Après avoir apporté "tout son soutien à la famille" de l'infirmière tuée au CHU de Reims et indiquer penser "beaucoup à la secrétaire médicale qui est encore hospitalisée", Agnès Firmin Le Bodo assure qu'elle travaille depuis novembre sur la question de la sécurité des professionnels de santé et qu'un rapport doit lui être remis le 1er juin. "Dans quelques jours, nous apporterons des réponses à ces gens".

Plusieurs axes de travaux pour améliorer la sécurité 

Le rapport a été rédigé par deux personnes que la ministre "a missionnées" : "Jean-Christophe Masseron, plutôt spécialiste du monde libéral, et Nathalie Gagnon, qui est cadre de santé à l'AP-HP. Ils ont travaillé, ils ont reçu plus de 80 personnes, ont échangé avec toutes les fédérations des professionnels (...). Ils ont recueilli plus de 450 propositions. Nous devons en faire la synthèse et proposer des axes de travaux." La ministre chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé en voit déjà trois se dégager. 


"Le premier, c'est sensibiliser le public et former aussi les soignants à la gestion de l'agressivité". Le deuxième enjeu sera de "prévenir ces violences et sécuriser les bâtiments. Lorsqu'on construit un hôpital, il est important de penser la transformation écologique. Il est aussi important de penser à la sécurité des professionnels." Agnès Firmin Le Bodo prend l'exemple des urgences de l'hôpital Bichat (Paris) qu'elle a visité où "il n'y a personne dans les couloirs. Le système a été pensé pour justement prévenir ces violences faites aux professionnels de santé, gérer les flux des personnes à l'entrée". Tandis qu'à Chambéry (Savoie), l'hôpital propose "des bracelets qui permettent de géolocaliser les professionnels de santé qui sont en visite à domicile. Toutes ces mesures devront être généralisées"


Le troisième axe de travail pour réduire les risques d'agressions contre les personnels de santé, selon la ministre, sera de "déclarer les violences. Il est important de dire aux professionnels de santé qu'il faut déclarer les violences. Et bien sûr,

"Il nous faut aussi accompagner les victimes et peut-être il nous faudra réfléchir à une réponse pénale plus importante, comme c'est le cas sur la réponse que nous avons dû faire, notamment sur les violences faites aux élus". 

Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé

à franceinfo


Comme le rapport sur cette mission sur la sécurité des professionnels de santé, initiée le 21 novembre, doit être rendu le 1er juin, Agnès Firmin Le Bodo estime qu'un "plan sera travaillé avant l'été".

Retrouvez l'intégralité de cette interview : 

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