Elisabeth Borne Première ministre : Emmanuel Macron "a été obligé de piocher dans son équipe en place", réagit le maire RN de Perpignan Louis Aliot

écouter (7min)

Le maire RN juge que le président de la République a fait "une nomination par défaut". Il félicite cependant Elisabeth Borne car "une femme à Matignon, ce n'est pas commun".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le maire de Pergignan estime qu'une femme à Matignon, "ce n'est pas commun". (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

"Je félicite madame Borne pour cette nomination. Une femme à Matignon ce n'est pas commun", a réagi lundi 16 mai sur franceinfo Louis Aliot, maire RN de Perpignan, après la nomination par le chef de l'Etat d'Elisabeth Borne au poste de Première ministre.

>> Toutes les réactions politiques à la nomination d'Elisabeth Borne comme Première ministre 

Louis Aliot estime cependant que "nous avoir fait attendre autant de temps pour nommer une femme qui incarne la continuité de la politique de monsieur Macron à ce point, il y a un petit côté, 'je prends un peu les Français pour des imbéciles'".

Pour le maire RN, Emmanuel Macron n'a "très certainement pas trouvé de candidats ou de candidates susceptibles de servir sa politique" et a donc "été obligé de piocher dans son équipe en place. Cela prouve que c'est un échec du grand rassemblement". Le maire RN juge que le président de la République a fait "une nomination par défaut". "Il devait choisir l'oiseau rare et il a été obligé de le faire dans ses amis. Et dans ses amis il y a madame Borne."

Louis Aliot assure qu'il "ne veut pas juger" la nouvelle Première ministre mais estime que l'on peut "juger de ce qu'elle a fait à son ministère". Selon lui, cette nomination fait oublier "ce qu'il lui a été assigné" par Emmanuel Macron, "un super Premier ministre avec une délégation écologique forte". "Je ne vois pas en quoi la nomination de madame Borne apporte une touche d'écologie supplémentaire ou réelle à ce qui a déjà été fait par monsieur Macron et son gouvernement", ajoute Louis Aliot.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.