Chèque carburant pour les plus modestes : "Ça ne fait pas une politique de pouvoir d'achat", dénonce Sébastien Chenu

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Les 10 millions de "travailleurs" les plus modestes toucheront une indemnité carburant de 100 euros en 2023. Ce nouveau dispositif se substituera à la ristourne à la pompe de 10 centimes par litre.

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Radio France
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Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale et du RN, député du Nord, était l'invité de franceinfo le 17 septembre 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Cette politique des chèques, ça ne fait pas une politique de pouvoir d'achat", dénonce mercredi 6 décembre sur franceinfo Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale et du Rassemblement National, député du Nord. La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé un chèque carburant de 100 euros pour l'ensemble de l'année 2023 disponible à partir de début janvier pour les 10 millions de "travailleurs" les plus modestes.

"Elisabeth Borne, c'est du rafistolage permanent. Ce n'est pas très ambitieux et ça met une nouvelle fois de côté beaucoup de Français moyens, ça pénalise les ruraux par rapport aux urbains", estime le député RN du Nord. Selon lui, "c'est une espèce de rustine mal gérée, mal calibrée et qui ne fait pas une politique de pouvoir d'achat. Le problème dans notre pays c'est qu'on a besoin d'une vraie politique de pouvoir d'achat et une politique de revalorisation des salaires".

"Ce sont des gestionnaires qui n'ont aucune vision."

Sébastien Chenu

franceinfo

"Le pouvoir d'achat, ce sont les propositions que font les députés du Rassemblement national autour de Marine Le Pen", argumente-t-il, "c'est-à-dire taxer les énergies à 5,5% de TVA et non pas 20%". C'est aussi "une politique de hausse des salaires, c'est ce qu'on va défendre demain [jeudi] dans notre niche, une revalorisation de tous les salaires jusqu'à trois fois le Smic, de 10% en échange d'un gel de cotisations patronales". Sébastien Chenu répète qu'"on n'a pas de politique de salaires, on a des éternelles rustines" avec "un État qui s'endette". Le vice-président RN de l'Assemblée nationale estime que nous sommes gouvernés par "des gestionnaires qui n'ont aucune vision à court terme, à moyen terme et à long terme".

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