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VIDEO. Selon Thierry Cotillard, Intermarché est prêt à payer plus cher les produits agricoles.

Invité de Jean-Paul Chapel dans ":l'éco", Thierry Cotillard, président d'Intermarché est venu parler des opérations de carburant à prix coûtant et de la rémunération des agriculteurs.

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L'opération gilet jaune du 17 novembre est dans quelques jours : "On se prépare puisqu'avec les blocages à venir on peut avoir des problèmes de livraison. On a réorganisé notre logistique pour éviter d'être livré le samedi matin. Une partie des points de vente vont être livrés le vendredi pour être sûr que nos clients soient bien approvisionnés pour le week-end" déclare Thierry Cotillard, Président d'Intermarché. 

Intermarché a annoncé une opération spéciale de vente du carburant à prix coûtant: "On le fait habituellement pour tous les départs en vacances. On a décidé, pour la défense du pouvoir d'achat, de réaliser tous les week-end jusqu'au 31 décembre, cette opération. La semaine dernière, il y avait plus de 1200 stations Intermarché qui étaient à prix coûtant" explique le Président. Résultat, les consommateurs gagnent 2 centimes par litre de carburant : "Cela représente un peu moins d'un euro par plein. Les pétroliers comme Total ont des marges qui ne sont pas les nôtres. Ils sont à 8 ou 9 centimes par litre."

Sur le pouvoir d'achat : "On a un rapport à l'alimentation qui est en train de changer en France. Pendant des années, c'était le prix le plus bas. On avait des lignes de produits qui s'appelaient "Premiers prix" qui connaissaient une croissance. Ce n'est plus le cas. Ce que souhaite le consommateur c'est un meilleur rapport qualité prix. Il est attentif à ce que propose, en terme d'ingrédients, le produit. D'ailleurs le succès énorme de Yuka prouve bien que 60% des français regardent si le produit est sain" analyse Thierry Cotillard. 

La question AFP : "Intermarché est-il prêt à mieux rémunérer les agriculteurs lors des négociations commerciales en cours ?" Thierry Cotillard répond : "Les négociations sont en cours. Nous, on a nos propres abattoirs et laiteries. On a 62 outils de production qui nous permettent d'être en lien avec 20 000 agriculteurs. Pour ces agriculteurs, on pratique la contractualisation. Cela représente un quart de nos ventes. Il y a aussi les industriels qui nous proposent des hausses. Pour les petites et moyennes entreprises, on va accepter les hausses lorsqu'elles sont justifiées parce que les produits contiendront des produits agricoles. Ce sera aussi le cas sur les multinationales. Si elles sont en capacité de nous justifier l'augmentation de la rémunération des agriculteurs, oui, en 2019, nous allons acheter plus cher". 

L'interview s'est achevée avec "Piano Man" de Billy Joel.