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VIDÉO. Frédéric Mazzella : “Le secteur du numérique créée des emplois à 94% en CDI, des emplois plus localisés, difficilement délocalisables, et durables"

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Présenté parJean-Paul Chapel

Diffusé le 27/05/2020Durée : 00h6

Pour Frédéric Mazzella, président-fondateur de Blablacar, le covoiturage “minimise énormément les contacts” et le risque de contagion. “Par rapport à d’autres moyens de transport, vous n’allez pas être en contact avec des dizaines ou des centaines de personnes. Vous allez être avec 1, 2, 3 ou 4 personnes en voiture et en fait, vous minimisez complètement les possibilités de rentrer en contact avec le virus. Et puis ensuite il y a des gestes barrière qu’il faut effectivement respecter, comme partout ailleurs."

Frédéric Mazzella est revenu sur l’association de Blablacar avec un service de “trottinettes électriques en partage”. “On fait un partenariat avec une société suédoise, Voi, qui est un très bel acteur technologique avec une conviction environnementale et d’éco-responsabilité puisqu’ils veulent une durée maximale de vie des trottinettes, et puis également des opérations 100% neutralité carbone dans les villes.

Le président-fondateur de Blablacar appelle à un plan de 10 milliards pour le numérique. “L’opportunité que l’on a de relancer, c’est aussi une opportunité de repenser. Il faut vraiment choisir notre futur, c’est un bon moment. Mettre en avant le fait que le digital fait partie de notre futur je ne pense pas que ça soit un scoop. Surtout on a pu voir pendant la crise que, non seulement on n’était pas exactement préparés, mais on aussi vu que les technologiques qu’on utilisait n’étaient, pour la très grande majorité, pas françaises. Donc ça pose des questions, à la fois, de futur économique, quand ce n’est pas nous qui fournissons des solutions digitales pour la France et le reste du monde, et ça pose aussi des questions de sûreté.

Investir dans le numérique est aux yeux de Frédéric Mazzella une solution d’avenir. “On ne peut pas vraiment se tromper. Le secteur du numérique créée des emplois à 94% en CDI, donc des emplois qui sont plus localisés, difficilement délocalisables et durables. On voit dans les autres industries plus avancées que nous dans le digital, notamment aux États-Unis : un tiers des nouveaux métiers créés sont créés dans le digital directement ou indirectement. Donc en fait, c’est un pari très très peu risqué. C’est juste ce qu’il faut faire avec en plus du retard.

Frédéric Mazzella conclut : “On va pouvoir faire en sorte que le digital français compte dans le monde dans le futur. Aujourd’hui ce n’est pas exactement le cas. On a un écosystème très dynamique mais il est encore trop petit, il y a de belles sociétés qui ont été créées, des beaux projets, ça ne demande qu’à grandir. On a bon espoir que ça marchera. Les entrepreneurs sont très optimistes et après quand on les nourrit avec tout l’environnement, ils font des choses formidables.

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