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Valérie Rabault (PS) sur Bridgestone : "Le gouvernement est responsable de la situation de l'usine de Béthune"

a revoir

Présenté parJean-Paul Chapel

Diffusé le 22/09/2020Durée : 00h7

Ouvrant l’entretien sur la situation de Bridgestone, dont la fermeture d’usine à Béthune menace 863 salariés, Valérie Rabault souligne que le gouvernement est responsable de la situation. « Il y a deux ans a été votée une loi permettant les licenciements si une entité industrielle (et non l’entreprise entière comme auparavant) est en mauvaise santé. Cela laisse la voie libre à Bridgestone pour licencier comme bon lui semble aujourd’hui, malgré une bonne santé financière du groupe. Le gouvernement s’est privé de moyens juridiques qu’il possédait quand il est arrivé aux responsabilités. J’espère qu’à minima, les reclassements seront de qualité pour l’ensemble des salariés. »

Sur l’épidémie de coronavirus, la présidente du groupe socialiste réclame des règles sanitaires plus claires. « Quand vous êtes salarié et que vous êtes cas contact, il faut que vous restiez isolé chez vous de nombreux jours pour faire le test… Il y a aussi un manque de clarté sur l’octroi des arrêts maladies, et sur la possibilité ou non de rester chez soi quand les salariés n’en possèdent pas. Il faut des règles à la fois claires et qui soient les mêmes pour tous. » Concernant le volet économique de la crise, Valérie Rabault est catégorique sur les 100 milliards injectés dans l’économie : « Ce n’est pas un plan de relance, mais un plan d’investissement. » Un plan qu’elle estime déséquilibré en faveur des entreprises, au détriment des ménages : « L’Allemagne, comme d’autres économies, a fait un vrai plan de relance, dès juin. Le premier volet était de soutenir le pouvoir d’achat des ménages, ce qui représente pour eux un virage magistral. Par ailleurs, le plan de relance n’est pas assez fort en France, s’étalant sur plusieurs années ».

La discussion sur le projet de loi de programmation de la recherche, discutée ces jours-ci à l’Assemblée, tient particulièrement à cœur la députée du Tarn-et-Garonne : « Dans les prochaines années, le gouvernement prévoit entre 400 et 600 millions de plus pour la recherche par an. Dans le budget alternatif que nous avons proposé, nous arriverions à 1,3 milliard d’euros. Par ailleurs, trop de questions restent en suspens. Quasiment aucune des sociétés savantes ni aucun chercheur ne s’est prononcé en faveur de l’actuel plan de programmation pour la recherche. »

L’entretien s’est achevé en musique, avec Beethoven (Cello Sonata No. 3 in A Major, Op. 69: III. Adagio cantabile - Allegro vivace) joué par Marc Coppey et Peter Laul.

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