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Jean-Marc Borello (président du groupe SOS) : "Les campagnes de vaccins contre la grippe dans les EHPAD me font penser qu’il n’y aura pas de problème d’acceptabilité de celui contre le COVID"

a revoir

Présenté parJean-Paul Chapel

Diffusé le 01/12/2020Durée : 00h7

Le groupe SOS est un groupe qui représente plus de 500 établissements, plus de 21000 employés, et un chiffre d’affaire annuel de 21 milliards d’euros. Il a été créé en 1984, à l’occasion d’une autre épidémie que celle que l’on observe actuellement, celle du SIDA, dont c’est la journée actuelle de lutte aujourd’hui : "Bien que les moyens scientifiques permettent de faire en sorte que ce soit une pathologie chronique mais plus mortelle, un certain nombre de personnes continuent d’être affectées, que nous aidons de manière spécifiques. Le combat n’est pas terminé pour que l’épidémie soit totalement éradiquée."  Il annonce la création d’un centre de santé sexuel communautaire : "L’objectif de ce centre est de faire en sorte que les pratiques puissent être expliquées, que qu’on fasse preuve de pédagogie. Pour lutter contre une épidémie il faut des vaccins, des traitements, et la prise en compte par la population des gestes barrières. Dans le cas du VIH, cela passe par la protection constante du préservatif. 40 ans après, il faut toujours sortir couvert !"

Nous allons créer 1000 postes d’apprentis et d’alternance dans les métiers en tension, dans la lutte contre le COVID-19

Concernant l’épidémie actuelle, le groupe SOS est également concerné, réunissant une centaine d’EHPAD. Ceux-ci sont considérées comme prioritaire pour la vaccination : "Il n’est pas question d’imposer le vaccin, mais de faire preuve de pédagogie. Il faut expliquer en quoi il est utile et permet de sauver des vies. Les résidents des EHPAD sont conscients des difficultés, plus de 80 % ont spontanément accepté de se faire vacciner contre la grippe. Je pense donc qu’il n’y aura pas d’acceptabilité du vaccin contre le COVID" explique Jean-Marc Borello.

Si la crise sanitaire est au centre de l'actualité, Jean-Marc Borello dit ne pas oublier celle touchant l’emploi : "Le risque de chômage a augmenté. Nous nous sommes engagés à créer plus de 1000 postes en apprentissage et alternance sur les métiers autour du soin. J’invite ceux qui veulent postuler à aller sur le site du groupe SOS. Nous avons aussi la responsabilité d’offrir des emplois, avec plus de 5000 personnes à recruter, en particulier dans les secteurs les plus touchés par la crise. La pauvreté est également en augmentation. Nous allons accroître le nombre d’épiceries solidaires que nous gérons. Il en existe aujourd’hui plus de 380, et nous allons tenter d’en créer 150 supplémentaires pour répondre à la crise alimentaire."

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