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Vidéo Pour sa défense, l'Europe a-t-elle un plan de bataille ? Les réponses d'Arnaud Danjean

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Durée de la vidéo : 18 min.
Avenue de l'Europe. Où en est la défense européenne ? Les réponses d'Arnaud Danjean

Pour le numéro de mars 2018 d'"Avenue de l'Europe", Véronique Auger avait invité "l'un des meilleurs spécialistes de la défense française et européenne", le député LR Arnaud Danjean. Une interview menée avec Henri Vernet, éditorialiste au "Parisien", partenaire de cette émission. 

Arnaud Danjean, député européen Les Républicains, dirige le comité de rédaction de la Revue stratégique de la sécurité et de la défense nationale. Il est aussi l'auteur du rapport annuel sur la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune. L'invité du magazine "Avenue de l'Europe" de mars 2018 est interrogé en plateau par Véronique Auger et Henri Vernet, éditorialiste au Parisien, partenaire de cette émission. 

Où en est la défense européenne ? "On avance. La Commission européenne, qui n’en parlait jamais, va y mettre de l’argent. Politiquement, les signaux sont là."

Quid du rôle de l’OTAN ? L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord "reste la pierre angulaire de la défense collective européenne. Ça ne va pas changer du jour au lendemain", même s'il faut "plus d'autonomie stratégique pour les Européens dans la gestion de crise à nos frontières et sur les théâtres extérieurs".

Une "menace" russe à "relativiser"

Sur la Russie et les craintes qu'elle inspire à la Suède et à d'autres pays de la Baltique : elle "n’est pas considérée comme un ennemi par les Européens. Elle peut être un risque, voire une menace [...] prioritaire", précise Arnaud Danjean. Malgré les "tendances révisionnistes" russes sur la question des frontières, "il faut relativiser le risque réel d’invasion militaire par la Russie de pays déjà dans l’OTAN. Gardons la tête froide", conseille le député. De même sur la problématique des cyberattaques, par essence difficiles à attribuer... à la Russie ou non.

Le pilier franco-allemand et ses difficultés pour collaborer, sur le terrain comme dans le domaine industriel ? Réponse (paradoxale) : "Dans la défense, c’est parce que le franco-allemand est tout sauf naturel qu’il est indispensable."

Avec le Brexit, ne sommes-nous pas en train de perdre notre vrai partenaire historique, la Grande-Bretagne ? "On va négocier la façon dont les Britanniques vont se raccrocher à la politique de défense européenne, à laquelle ils veulent rester associés. C’est l’intérêt de tout le monde. [...] Ce qui ne pose pas d'énormes problèmes car la politique de défense européenne est encore embryonnaire, plastique, mal consolidée. Il y a beaucoup de 'pays tiers', comme la Norvège, qui participent à la politique européenne de défense sans appartenir à l'UE", a rappelé l'invité du magazine.

Une interview diffusée dans "Avenue de l'Europe" le 14 mars 2018.

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