13h15, France 2

VIDEO. Ardèche. Il y a 751 bâtiments en péril dans la commune du Teil frappée par un fort séisme le 11 novembre 2019

Le tremblement de terre a eu lieu juste après les cérémonies commémorant l’armistice de 1918. En quelques secondes, la cité ardéchoise, proche de Montélimar, a changé de visage. Heureusement, sans faire de victimes. Juste des dégâts matériels, mais ils sont tout à fait considérables… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 12 janvier 2020.

La commune du Teil, dans le département de l’Ardèche, a été sévèrement secouée par un séisme de magnitude 5,4 sur l'échelle ouverte de Richter, le 11 novembre 2019, en fin de matinée. Un tremblement de terre qui n'a causé que des dommages matériels. Deux mois après, le quartier historique a changé de visage : commerces fermées, famille délogées… Beaucoup de travail sur la planche pour reconstruire, sécuriser, organiser la vie quotidienne des habitants…

"Cela s’est aggravé depuis le séisme parce que les plaques reprennent leur position initiale, donc ça fait redresser et de nouveau bouger les maisons, explique le maire Olivier Pévérelli au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Là, c’est un quartier où il doit y avoir un habitant sur dix. Quand il y a un papier blanc sur les portes, c’est un arrêté de péril, ce qui veut dire que la maison est trop dangereuse. Et comme là, il y a autant de papiers que de maisons, cela veut dire que le quartier est vide."

"Aujourd’hui, on a perdu 2 000 habitants"

La municipalité de cette cité ardéchoise, limitrophe de Montélimar, a notamment délocalisé des écoliers dans un grand gymnase. Plusieurs classes, séparées par de petites cloisons en bois, y ont été installées avec tout le matériel pédagogique. Quelques travaux d’enfants s'affichent sur les murs : "Je remercie la Croix-Rouge" ; "Je remercie le maire de nous avoir sauver (sic) du tremblement de terre"… Devant cette dernière banderole, le maire commente avec amusement : "Si seulement…"

L’édile s’appuie sur son équipe pour avoir notamment l’œil sur les bâtiments en péril dont le nombre s’élève aujourd’hui à 751 ! "Je me dis que c’était un jour funeste, mais il n’y a pas eu de victimes. On se dit quelque part qu’on a une bonne étoile malgré tout ça", reconnaît-il devant une maison qui n’est plus qu’un tas de pierres. Olivier Pévérelli, qui ne sait plus ce qu’il a fait les trois jours qui ont suivi, tant il a été occupé, ajoute : "Il va falloir passer à la phase de reconstruction, sinon des quartiers entiers ne seront plus accessibles, ce qui n’est pas possible. Aujourd’hui, on a perdu 2 000 habitants, mais si on ne peut pas reconstruire, on va en perdre beaucoup plus."

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