Affaire Tarnac : le tribunal se délocalise

C’est un fait exceptionnel, le tribunal s’est déplacé hors les murs, en Seine-et-Marne, sur les lieux où la ligne TGV avait été sabotée il y a de cela dix ans. Les prévenus ont été confrontés aux cinq policiers chargés de leur filature en novembre 2008.

France 3

Le procès du groupe de Tarnac a exceptionnellement été déplacé à Dhuisy (Seine-et-Marne) pour la journée du vendredi 23 mars. "Les juges ont cherché à vérifier la cohérence des constatations faites par les policiers la nuit du 7 au 8 novembre 2008, indique la journaliste Peggy Mauge, envoyée spéciale à Tarnac (Corrèze). Pour cela, ils sont retournés en Seine-et-Marne sur les lieux où auraient été vus Yildune Lévy et Julien Coupat. Ils ont confronté leurs différentes versions. Les deux prévenus dans cette affaire sont arrivés vendredi 23 mars, en début d’après-midi en bus, accompagnés de tout un tribunal."

Des constatations tout l'après-midi et une partie de la soirée

Et la journaliste d’ajouter : "Les constatations ont duré tout l’après-midi et une partie de la soirée. Ce sont désormais aux juges de se forger une conviction et de répondre à cette question : Yildune Lévy et Julien Coupat sont-ils les auteurs du sabotage qui fait couler tant d’encre depuis dix ans." En 2008, Julien Coupat, principal mis en cause dans cette affaire, était soupçonné d’avoir jeté dans la Marne, depuis le pont de Trilport, des tubes de PVC ayant servi à la pose d’un crochet sur la ligne de TGV Est à hauteur de Dhuisy, à l’extrême est du département.

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Photo d'illustration : Un citoyen roumain mort a recouvré à titre posthume son permis de conduire en vertu d'une décision rendue par un tribunal de Iasi, en mars 2018. (CHRIS RYAN / OJO IMAGES RF / GETTY IMAGES)