Les pays baltes face aux velléités russes

Des soldats français participent à des opérations d'entraînement près de la frontière russe sur fond d'inquiétudes des pays baltes avec les épisodes de la Crimée et de l'Ukraine.

Tapis dans les sous-bois, les blindés français se préparent à passer à l'attaque et se cachent des hélicoptères qui les traquent. Puis les chars Leclerc se lancent et se fraient un chemin dans l'épaisse forêt estonienne, où les guettent les pièges des marécages. Une vingtaine de blindés et 300 soldats français participent ce jour-là à un exercice. Installés pour huit mois, ils sont intégrés à un bataillon de l'OTAN pour rassurer l'Estonie, inquiète de l'activisme militaire russe.

Des missions sur demandes des Européens de l'est

Mais côté français, on prend soin d'afficher une posture uniquement défensive. Mettre en valeur l'entraînement pour éviter de froisser le puissant voisin russe à seulement 100 kilomètres de là. Et pour éviter tout incident ou risque d'escalade, des consignes strictes sont données aux soldats français. Pour les trois pays baltes et la Pologne, la crainte est bien perceptible. C'est à leur demande que l'OTAN y déploie plusieurs milliers d'hommes.

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Vladimir Poutine, le 21 septembre 2016.
Vladimir Poutine, le 21 septembre 2016. (IVAN SEKRETAREV / POOL)