Ain : des touristes japonais sur les traces de leur histoire industrielle

Il y a 150 ans, le pays du Soleil-Levant se lançait dans l'industrie de la soie en utilisant des machines et un savoir-faire français. Un lien historique qui attire de nombreux visiteurs japonais à Cerdon, dans l'Ain.

France 3

Sur les petites routes du département de l'Ain, un car de tourisme transporte des visiteurs venus de très loin : des Japonais. C'est un circuit d'un nouveau genre qui les attire, loin de Paris et du Mont-Saint-Michel. Et quoi de plus authentique que le musée des Soieries Bonnet, réputé jusqu'au Japon pour la qualité de ses mousselines de soie peintes à la main, vendues en leur temps à Tokyo dans les plus grands magasins.

Un savoir-faire français exporté au Japon

En réalité, si ces Japonais sont venus jusqu'ici, c'est pour un lien de soie extraordinaire. Au Japon, à Tomioka, la première filature de soie du pays est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité et elle aurait été construite sur le modèle de l'usine-pensionnat des Soiries Bonnet. Au 19e siècle, les jeunes ouvrières japonaises vivaient sur place et filaient comme leurs homologues françaises sur ces mêmes machines, construites dans l'Ain, à Cerdon. Maurice Goy, le dernier directeur de la cuivrerie, montre aux touristes comment ont été fabriquées en 1871 les machines de cuivre pour Tomioka. Cette cuivrerie, fermée depuis tant d'années, renaît grâce aux Japonais, 145 ans après les avoir aidés à développer leur industrie de la soie. À Cerdon, il va falloir s'habituer à la présence des Japonais, car la cuivrerie va devenir un musée, et le maire de Tomioka veut signer un pacte touristique.

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Le Rhône, près d\'Avignon, 1 octobre 2016.
Le Rhône, près d'Avignon, 1 octobre 2016. (TIM BRAKEMEIER / DPA)