Enquête : les enfants perdus de Barbès

Complément d'enquête est allé à la rencontre de ceux que l'on appelle "les enfants perdus de la Goutte d'or", des jeunes migrants qui vivent à la rue, de vols et de cambriolages.

France 2

Au milieu des familles du quartier, dans un square du 18e arrondissement de Paris, certains enfants sont livrés à eux-mêmes. On les surnomme "les gamins perdus de la Goutte d'or". Tous, ou presque viennent du Maroc, ils ont entre 9 et 17 ans. Imprévisibles et turbulents, ils font défiler leur journée au rythme de leurs larcins. L'an dernier, ils ont cumulé 813 gardes à vue, souvent pour des vols à l'arrachée. Beaucoup consomment déjà des drogues dures. Depuis deux ans, la mairie de Paris est désemparée face à ces enfants des rues.

25 000 enfants vivent dans la rue

Le soir, ils dorment dans un camp de migrants, ils y ont construit leur abri. Les lieux sont infestés de rats et de maladies. Salim, 17 ans, est ancien de la bande. Il y a six mois, percuté par un train alors qu'il prenait la fuite après un cambriolage, il a perdu une jambe. Il rêve de devenir tapissier, de trouver un travail pour aider ses proches restés au Maroc. Sa famille a accepté de nous recevoir. Salim les a quittés à l'âge de 14 ans. Tanger, Fez, Casablanca, au Maroc près de 40% des jeunes sont au chômage, près de 25 000 enfants vivent à la rue. 

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Derrière les grilles de ce square du quartier de la Goutte-d’Or, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, des mineurs isolés basculent dans la toxicomanie. (JÉRÔME JADOT / RADIO FRANCE)