Portrait : les progrès d'Evan, autiste de 5 ans

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Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 25/11/2013Durée : 00h40

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Un message d'espoir maintenant avec des nouvelles du petit Evan. Depuis cinq ans, nous avons suivi le parcours, les progrès de cet enfant autiste qui a bénéficié de la méthode ABA. Aujourd'hui âgé de 9 ans, le garçon, en classe de CE2, n'a plus besoin de son éducateur spécialisé à l'école. C'est donc en autonomie totale qu'il poursuit sa scolarité et s'intègre peu à peu.

Joyeux anniversaire.

C'est une belle journée pour Evan et ses parents. Pour la première fois, cet enfant autiste reçoit ses amis d'école pour fêter ses 9 ans. Il apprécie d'être la vedette, même si son regard est souvent ailleurs.

Tu peux demander à tes copains de t'aider.

Tu peux m'ai. Tu peux.

Faut les regarder aussi.

Un trop gros effort encore, mais il accepte le contact de son amie. Un grand progrès.

Des copains-copines répondent à son invitation. Ils viennent s'amuser avec lui, c'est important.

Il y a.

5 ans, vous auriez imaginé fêter son anniversaire chez vous.

Non, pas du tout, il était indifférent à tout. Il ne voyait pas les autres.

En 2008, Evan ne parlait pas. A 4 ans, il est enfermé dans son monde. Il n'est pas propre et refuse de manger. Un combat pour ses parents. Avec des éducateurs, il commence un nouveau traitement, l'ABA. On le stimule, on le récompense, on le félicite. Puis il entre à la maternelle quelques matinées par semaine.

16, 17, 18, 19, 20.

Pendant 5 ans, l'éducatrice est toujours à ses côtés, en classe, et le récompense par un gâteau ou un bonbon.

Cette année en CE2, Evan a 9 ans et a encore progressé. Il n'a plus d'éducateur à ses côtés, juste l'institutrice.

Tu rêves.

Je m'active.

Tu t'actives ? Allez, qu'est-ce que tu dois écrire.

Acheter. Il faut souligner.

Les éducateurs ne sont plus nécessaires. Avant, c'était pour gérer le comportement, comme en CP. Là non. Après, c'est la mise au travail.

Il est encore un peu rêveur.

Oui.

Il se perd un peu mais peut compter sur la maîtresse et ses camarades. Ils acceptent ses troubles du comportement.

Il sait mieux parler, il dit quand il est heureux. Il joue avec les autres.

Qu'est-ce que tu aimes à l'école.

Travailler. Et jouer. Manger. Jouer dans la cour de récréation.

La maîtresse a hésité avant de l'accepter dans sa classe sans son éducateur. Elle ne regrette rien, Evan est plutôt bon élève.

C'est un matheux. Français, encore sur l'ordre alphabétique, très bien. Le dictionnaire, il s'en sert bien. Calcul mental, parfait. On arrive à ses limites avec une évaluation en science.

En science, histoire ou rédaction, il doit expliquer son raisonnement. Et là, c'est plus compliqué pour lui. Mais maintenant, il demande de l'aide.

Madame ! Je trouve pas le verbe.

Plus besoin de bonbons ni de gâteaux pour le stimuler.

Qu'est-ce qu'on met en-dessous ? _Un.

Ces récompenses, que certains assimilent a du dressage, ont-elles disparu.

C'est quoi l'infinitif.

Aujourd'hui, c'est quoi les récompenses.

Etre content de lui. Il aime les compliments, les bons points, il dit quand il est content.

Des psychologues accompagnent encore la famille. Ce traitement expérimental, qui peut coûter 2.000 euros par mois, concerne une vingtaine d'enfants. Bientôt, les professionnels se retireront, mais ne seront pas loin.

C'est un handicap, pas une maladie. Il ne va pas guérir. Mais on fera en sorte qu'il puisse apprendre à apprendre.

La relation avec ses amis et le langage sont les prochaines étapes. En attendant, Evan est curieux. Lui pour qui notre caméra n'existait pas il y a 4 ans, n'hésite plus à passer de l'autre côté de l'objectif et sortir de sa bulle.

Elle s'appelle Marie-Océane Bourguignon, elle a 18 ans et elle entame un combat judiciaire contre le Gardasil.

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