Violences contre les élus : "À chaque fois qu’un maire démissionne, c’est la démocratie qui recule", estime Olivier Véran

Publié
Durée de la vidéo : 12 min
Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, était l’invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 15 mai.
Violences contre les élus : « À chaque fois qu’un maire démissionne, c’est la démocratie qui recule », estime Olivier Véran Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, était l’invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 15 mai. (France 2)
Article rédigé par France 2 - T. Sotto
France Télévisions
Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, était l’invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 15 mai.

Depuis la démission du maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), de nombreux témoignages de violences contre les élus se sont succédé. Que compte faire le gouvernement pour protéger efficacement ses élus ? "Il y a une radicalité qui s’exprime dans les discours, sur les réseaux sociaux, au Parlement. […] Avec de la porosité entre le discours et les actes, à l’encontre des maires, des élus de la Nation. […] [Il faut] affirmer que c’est absolument anormal. À chaque fois qu’un maire démissionne, c’est la démocratie qui recule", explique Olivier Véran, porte-parole du gouvernement et invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 15 mai. "Il y a un plan qui sera présenté cette semaine par la ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité, Dominique Faure", ajoute-t-il.

"Une proposition de loi qui coûte autant d’argent à l’État peut être jugée irrecevable"

A l’Assemblée nationale, le groupe Liot veut abroger la réforme des retraites, une proposition de loi en ce sens doit être votée le 8 juin. "Je voudrais que l’on m’explique comment, en quelques heures, on peut décider de creuser la dette du pays de 15 milliards d’euros par an sans proposer de solution de financement. […] Aujourd’hui, ils financent la réforme des retraites sur le prix du tabac et de l’alcool. […] Personne n’y croit", assure le porte-parole du gouvernement.

Quelles pourraient être les suites à l’Assemblée nationale ? "Il faut qu’ils nous expliquent s’ils veulent, en échange de l’abrogation de la réforme des retraites, qu’on augmente les impôts ou que l’on baisse les pensions des retraités ? Normalement, une proposition de loi qui coûte autant d’argent à l’État peut être jugée irrecevable parce qu’il n’y a pas de solution de financement", détaille Olivier Véran.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.