VIDEO. De Toulouse à la Défense des droits, les multiples engagements de Dominique Baudis

Ancien journaliste et président du CSA, l'ex-maire de la Ville rose est mort jeudi.

GUILLAUME DARET / ISABELLE DELION / OLIVIER COMBE - FRANCE 2

Journaliste vedette de la télévision, longtemps maire de Toulouse (Haute-Garonne) et, depuis 2011, premier Défenseur des droits, Dominique Baudis, mort jeudi 10 avril à 66 ans, aura marqué les esprits par la versatilité de son parcours. 

"Il rêvait d'avoir plusieurs vies"

"Modestement bourré d'orgueil, il rêvait d'avoir plusieurs vies", disait à l'AFP un des proches de cet homme qui fut le "gendre idéal" pour des millions de téléspectateurs du temps où il présentait le journal télévisé. Et son rêve fut réalisé : notable centriste, député, écrivain, il fut aussi président du comité éditorial du Figaro, du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et de l'Institut du monde arabe

Un parcours de haute volée assombri par la funeste année 2003 : il est mis en cause par des prostituées de la région de Toulouse dans l'affaire du tueur en série Patrice Alègre. Accusé de proxénétisme, viol, meurtre et actes de barbarie, il révèle publiquement cette sordide affaire au journal de TF1 et, le front perlé de sueur – image qui frappe les esprits –, dénonce la calomnie. Il ne sera totalement innocenté par la justice qu'en 2005. A Toulouse, la nouvelle de sa disparition a attristé les habitants, interrogés par France 2.

Dominique Baudis, le 3 février 2009 à Bordeaux (Gironde).
Dominique Baudis, le 3 février 2009 à Bordeaux (Gironde). (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)