VIDEO. Charles Pasqua, mort d'un sulfureux gaulliste

L'ancien ministre de l'Intérieur s'est éteint lundi à l'âge de 88 ans. Retour sur sa carrière politique. 

FRANCE 3

Il était un personnage pagnolesque, toujours guetté pour sa gouaille, ses mimiques. Charles Pasqua, ou l'éternel grognard gaulliste, est mort lundi 29 juin à l'âge de 88 ans. Ce pilier de la famille gaulliste, parrain politique de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, avait pris sa retraite politique en 2011. 

Ce petit-fils de berger corse, résistant dès l'âge de 15 ans, dévoué au général de Gaulle et locataire de la place Beauvau sous les gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-95), entendait"terroriser les terroristes" après les attentats du milieu des années 80. Des phrases choc dont il était coutumier. 

Cité dans près d'une dizaine d'affaires

Cité dans près d'une dizaine d'affaires (financement politique, vente d'armes à l'Angola), il avait été condamné définitivement en 2010 dans deux dossiers: à 18 mois de prison avec sursis pour le financement illégal de sa campagne européenne de 1999, via la vente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), et à un an avec sursis par la Cour de justice de la République (CJR) dans l'affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi (exportation de matériel de sécurité).

Charles Pasqua avait affronté son dernier gros combat judiciaire avec le procès en appel de la fondation Hamon en mai. Il était apparu la dernière fois en public le 30 mai pour le congrès fondateur des Républicains.

Charles Pasqua au congrès fondateur des Républicains, à Paris, le 30 mai 2015.
Charles Pasqua au congrès fondateur des Républicains, à Paris, le 30 mai 2015. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)