Les déclarations chocs de Nadine Morano sur l'islam

L'eurodéputé UMP s'est indignée sur les réseaux sociaux, ce lundi, à la vue d'une femme voilée sur une plage française. Ce n'est la première fois qu'elle critique la religion musulmane et ses pratiques.

L\'eurodéputée UMP Nadine Morano lors d\'un meeting de son parti, le 27 mai 2014, à Paris. 
L'eurodéputée UMP Nadine Morano lors d'un meeting de son parti, le 27 mai 2014, à Paris.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Nadine Morano enflamme une nouvelle fois les réseaux sociaux. Dans un message posté sur Facebook lundi 18 juillet, l'eurodéputée UMP en vacances s'indigne de la présence "quelques jours plus tôt" d'une femme voilée sur la plage, en France, dans un lieu qu'elle ne précise pas. "Une atteinte à notre culture", selon elle. 

"Voir cela sur le territoire des droits de l'homme est exaspérant !" s'offusque Nadine Morano dans son billet d'humeur, accompagné d'une photo de la femme que l'eurodéputée a prise à son insu. "La France est un Etat laïque : il convient de l’aimer, de respecter sa culture et le droit des femmes, ou il convient d’aller vivre ailleurs !"   

 

"Est-ce que le fait de porter un voile sur la plage c'est ne pas respecter les lois de la République ?" s'est immédiatement indigné le président de l'Observatoire national contre l'islamophobie au Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri"C'est toujours la même qui se distingue à l'UMP...", a-t-il ajouté. Francetv info fait une sélection des déclarations chocs de Nadine Morano.   

"Ce que je veux du jeune musulman (...) c'est qu'il ne parle pas verlan"

Retour en 2009. Nadine Morano occupait alors le poste de secrétaire d'Etat chargée de la Famille et prenait beaucoup de place dans le débat sur l'identité nationale. Lors d'une rencontre à Charmes (Vosges), elle suscite la polémique en répondant à un chômeur qui l'interroge sur la place de l'islam dans l'identité nationale.

"Moi, ce que je veux du jeune musulman, c'est qu'il se sente Français quand il est français. C'est qu'il aime la France quand il vit dans ce pays. C'est qu'il trouve un travail. C'est qu'il ne parle pas le verlan. Qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers", lui répond alors Nadine Morano.

La secrétaire d'Etat a alors déchaîné les réactions : le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a porté plainte contre elle (la plainte a finalement été classée sans suite). De son côté, Benoît Hamon – porte parole du PS à l'époque – a dénoncé "les amalgames grossiers" entre immigration, délinquance, islam et identité nationale.

"Je ne suis pas raciste, j'ai une amie plus noire qu'une Arabe !"

Nadine Morano, raciste ? Invitée sur France 5 en 2012, la femme politique tentait de se défendre face à ces accusations.

"Me faire passer pour quelqu'un qui serait raciste alors que j'ai des amis qui sont justement Arabes, dont ma meilleure amie qui est tchadienne et donc plus noire qu'une Arabe." Jugés provoquants par certains, maladroits pour d'autres, les mots de Nadine Morano créent de nouveau la polémique.

"On ne sait pas si nos enfants sont en réelle sécurité" avec les animateurs qui font le ramadan

Quelques mois plus tard, l'ancienne ministre UMP avait encore fait parler d'elle en s'exprimant sur la polémique du pain au chocolat autour des propos de Jean-François Copé. Le secrétaire général de l'UMP affirmait alors qu'il y a "des quartiers où les enfants ne peuvent pas manger leur pain au chocolat car c'est le ramadan." Invitée de Public Sénat et de Radio classique, Nadine Morano défend bec et ongle son ancien champion.

Surtout, Nadine Morano renchérit en questionnant la sécurité des enfants sous la responsabilité de moniteurs qui jeûnent pendant le ramadan dans les centres de loisirs. "Rappelez-vous cet été à Gennevilliers où le maire a été obligé de faire marche arrière parce que certains de ces moniteurs faisaient le ramadan et qu’il considérait que pour les enfants dont ils avaient la charge, il pouvait y avoir danger, vous croyez que ça ne porte pas à réflexion ? affirme-t-elle. On ne sait pas si nos enfants sont en réelle sécurité".