L'UMP est "en danger", estime François Fillon

L'ancien Premier ministre s'est déplacé à Cannes (Alpes-Maritimes) pour une réunion publique, lors de laquelle il est revenu sur les "désastres" qui minent la vie du parti.

L\'ancien Premier ministre François Fillon durant une conférence de presse à Paris, le 8 juillet 2014.
L'ancien Premier ministre François Fillon durant une conférence de presse à Paris, le 8 juillet 2014. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Son ancien rival Jean-François Copé évincé par l'affaire Bygmalion, François Fillon s'érige désormais en redresseur de l'UMP. Lors d'une réunion publique, jeudi 10 juillet, l'ancien Premier ministre s'est exprimé sur l'avenir du parti, qu'il estime en "danger", affaibli par un "scandale financier" et "des comportements contraires aux valeurs" qu'il défend.

Un hommage aux militants

Actuel membre du triumvirat qui gère l'UMP, François Fillon s'est rendu en train à Cannes (Alpes-Maritimes), alors qu'une polémique a éclaté sur certains de ses déplacements passés en jets ou en hélicoptères payés par le parti.

Sous le hangar du grand marché de la ville, il a d'emblée remercié les centaines de militants locaux UMP qui avaient fait le déplacement, "malgré l'atmosphère fétide qui souffle sur le parti politique, malgré les calomnies et la boue". Avant de revenir sur les "deux désastres" récents dans la vie du parti : "La défaite des européennes, les scandales financiers."

Un discours centré sur le gouvernement

François Fillon s'est d'abord placé au-dessus de la mêlée. "Ce qui est en cause aujourd'hui, ce n'est pas de savoir quelle personnalité va l'emporter, quelle écurie va tirer profit de cette crise, assure-t-il. Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'existence d'une famille politique."

Un discours qui ne l'a empêché par la suite de décliner les pistes d'un programme personnel, annonçant à la rentrée son "projet pour réduire les dépenses publiques". Au-delà des affaires qui mine l'UMP, François Fillon a préféré consacrer la majeure partie de son intervention au gouvernement et à François Hollande, un président qui "a perdu toute crédibilité".