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Sur le marché d'Antony, le candidat Devedjian doit composer avec la crise à l'UMP

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
Hervé Pozzo et Martin Gouesse
Article rédigé par
France Télévisions

L'élu UMP est en campagne dans les Hauts-de Seine pour les législatives partielles du 9 décembre. La guerre de chefs dans son parti ne l'aide pas. 

POLITIQUE - Sur le marché d’Antony (Hauts-de-Seine) où il faisait campagne dimanche 2 décembre à une semaine du premier tour de la législative partielle, Patrick Devedjian a éludé les questions sur la guerre des chefs à l’UMP. Pour le président du conseil général des Hauts-de-Seine, dont l'élection à l'Assemblée nationale a été annulée en octobre, le chaos dans son parti constitue plutôt un boulet.

Reconnaissables à leurs coupe-vent bleus, ses militants ne se risquent pas, eux non plus, aux commentaires sur la situation dans leur parti : "La semaine passée, tout le monde en parlait mais il y a une réelle différence entre le local, où nous nous retrouvons tous ensemble pour tracter, et le national, où il y a des divergences entre deux candidats."

Ce matin-là, sur le marché d'Antony, la plupart des partis sont représentés, du Front national au Parti socialiste en passant par le Front de gauche. Un Antonien "historique", "coco, pas Cocoe [en référence au nom de la Commission de contrôle des élections de l'UMP]", plaisante avec Patrick Devedjian en lui tendant un vieux souvenir, un verre à whisky siglé RPR. Le vieil homme ne doute pas d’une chose : "L'UMP a changé mais elle reviendra vite à ce qu’elle était !"

"Il n’y a pas que l’UMP dans la vie"

Venu pour soutenir quelques minutes Julien Landfried, le candidat de la gauche dans cette législative partielle, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, perturbe le ronron de ce dimanche de campagne bien rôdé. 

L’orage passé, le candidat Devedjian, "qui a toujours fait ses courses au marché", reprend sa déambulation. Le Réseau éducation sans frontières l’interpelle sur le cas d’une famille ukrainienne qui ne parvient pas à régulariser sa situation et l’ancien ministre se fait bon samaritain : "Il faut les aider. Moi, j’ai réglé beaucoup de cas mais je ne fais pas de communiqué de presse quand cela arrive."

Relancé sur la crise à l'UMP, Patrick Devedjian poursuit : "Il n'y a pas que l’UMP dans la vie. Les gens ont d’autres préoccupations, le discours des politiques est parfois très décalé !" A ces mots, deux sympathisantes l’interpellent : "Vous n’y êtes pour rien mais malheureusement vous allez subir [cette guerre au sein de l'UMP]!" L’une d’elles approuverait bien l’entrée en lice d’un autre candidat dans la course à la tête de l'UMP. Patrick Devedjian en verrait même un quatrième. Quand on lui demande ce qu’il penserait d’un come-back de Nicolas Sarkozy, il répond : "C’est ouvert, tout le monde peut revenir..."

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