Réserve parlementaire : "Dans ce pays, il ne faut pas être corse", s'énerve François Pupponi

Contacté par francetv info, le député-maire de Sarcelles (Val-d'Oise) s'explique sur le versement, au titre de sa réserve parlementaire, d'une subvention de 10 000 euros à un club de pétanque situé dans son village d'origine en Corse. 

Le député du Val-d\'Oise François Pupponi, le 14 janvier 2014 à Paris.
Le député du Val-d'Oise François Pupponi, le 14 janvier 2014 à Paris. ( MAXPPP)

"Et pourquoi pas ?" François Pupponi est énervé. Le député du Val-d'Oise et maire de Sarcelles, contacté par francetv info vendredi 13 février, n'a pas mâché ses mots pour s'expliquer sur l'enveloppe de 10 000 euros, distribuée au titre de la réserve parlementaire 2014 à la Boule l'Alcudina Taravu, un club de pétanque de Zonza (Corse-du-Sud).

>> Quels sont les projets subventionnés par votre député ? Consultez le détail de la réserve parlementaire 2014 par ici

La raison de sa colère ? Le tapage médiatique suscité par cette aide versée à cette association située à 1 200 km de sa circonscription. "Dans ce pays, il ne faut pas être corse", s'emporte le député. Se défendant de "tout crime de lèse-majesté", il se justifie : "Comme chacun sait, je suis d'origine corse, et le maire de Zonza m'a sollicité. J'ai donc fait un geste pour mon village. Je ne suis pas député de ma circonscription, mais député de la Nation."

Mobilier scolaire et réfection d'une école dans le Val-d'Oise

Le reste de sa réserve, correspondant à 120 000 euros, a été distribué, en 2014, à des associations de son département du Val-d'Oise, ou a servi à financer l'achat de mobilier scolaire, ou encore à la réfection du toit d'une école.  

Comme la loi l'autorise, François Pupponi, comme tout député, peut, en effet, distribuer jusqu'à 130 000 euros de subventions aux collectivités locales et associations de son choix. Mais ce qui change depuis 2013, c'est que les informations sur l'utilisation de cette réserve, longtemps considérée comme une caisse noire et critiquée pour son absence de transparence, sont désormais publiées chaque année.