Pour Jean-François Copé, Manuel Valls "est de droite... en paroles"

Dans une interview au "Journal du Dimanche", le président de l'UMP revient sur la ligne politique du nouveau Premier ministre et exige des détails sur les 50 milliards d'euros d'économies prévues.

Jean-François Copé et Manuel Valls côte-à-côte lors d\'une réunion consacrée à la crise économique à Paris, le 24 juin 2009.
Jean-François Copé et Manuel Valls côte-à-côte lors d'une réunion consacrée à la crise économique à Paris, le 24 juin 2009. (MAXPPP)

Il voit en Manuel Valls un homme "ambigu". Pour Jean-François Copé, le nouveau Premier ministre "est de droite", mais seulement "en paroles", "avec la suppression des 35 heures et son soutien à la TVA antidélocalisation", assure-t-il dans une interview au Journal du Dimanche publiée dimanche 6 avril.

Pour autant, ce discours "ne se concrétise jamais en actes", regrette l'actuel patron de l'UMP. Malgré le changement de locataire à Matignon, Jean-François Copé reste critique : "Les deux péchés originels du quinquennat demeurent." "D'abord cette coalition hétéroclite qui va de la gauche à l'ultragauche, détaille-t-il. Ensuite, l'amateurisme de cette équipe gouvernementale, reconduite dans ses postes essentiels."

 

A deux jours du discours de politique générale de Manuel Valls à l'Assemblée nationale, programmé mardi, le député de Seine-et-Marne liste également ses attentes. "Le détail crédible des 50 milliards de dépenses publiques" d'abord, mais aussi l'abandon de la réforme pénale et de celles des rythmes scolaires.