VIDEO. Vincent Peillon ne regrette pas le ministère de l'Education

"J'ai toujours considéré que l'on n'est jamais propriétaire" de son poste de ministre, a déclaré l'ancien ministre sur BFMTV, mardi.

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Ecarté du gouvernement de Manuel Valls, Vincent Peillon n'est pas amer. A la question : "Cela vous manque de ne plus être ministre de l'Education", il a répondu "pas du tout", sur BFMTV, mardi 22 avril. "Je garde des liens très étroits avec tous les acteurs de l'Education et en même temps, j'ai toujours considéré que l'on n'est jamais propriétaire" de son ministère, a-t-il déclaré. "Je n'ai jamais conçu la vie politique comme une carrière."

Et il a estimé avoir été victime d'une "personnalisation" de la réforme des rythmes scolaires"Sur ce dossier, il faut sortir des débats politiciens", a-t-il affirmé, reconnaissant que "c'est sans doute une réforme difficile".

"Manque de courage" du gouvernement

Peut-être Vincent Peillon est-il aussi heureux d'avoir retrouvé une liberté de parole. Le candidat PS aux élections européennes a indiqué qu'il aurait préféré que le plan d'économies, qui représente selon lui une "révolution intellectuelle" pour la gauche, soit présenté avant les élections municipales. Il a déploré "un manque de courage", affirmant : "C'est le dos au mur qu'on prend les décisions nécessaires."

Il a salué le "dialogue" qui s'établit entre le gouvernement et les parlementaires socialistes autour du plan de 50 milliards d'euros d'économies détaillé par Manuel Valls. "C'est la première fois que je vois un dialogue se nouer comme ça entre l'exécutif et le législatif sur le fond", a-t-il estimé.

Vincent Peillon, à Poitiers (Vienne), le 3 février 2014.
Vincent Peillon, à Poitiers (Vienne), le 3 février 2014. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)