Vers un report des élections régionales et cantonales en 2016

Lors de son interview sur BFMTV, François Hollande a appelé à tenir compte du "nouveau découpage" territorial que doit mettre en œuvre le gouvernement. 

Le président François Hollande a envisagé, le 6 mai 2014, un report des élections régionales et cantonales de 2015 en 2016.
Le président François Hollande a envisagé, le 6 mai 2014, un report des élections régionales et cantonales de 2015 en 2016. (XAVIER LEOTY / AFP)

François Hollande a envisagé, mardi 6 mai, un report des élections régionales et cantonales de 2015 en 2016. "Si c'est 2016, ça permettrait d'avoir le temps. Je pense que ça serait intelligent de faire des élections régionales et départementales avec le nouveau découpage" territorial que doit mettre en œuvre le gouvernement, a déclaré le président de la République, interviewé sur BFMTV et RMC.

"Je pense que douze régions ou onze régions, la moitié, pourraient être la bonne carte de notre territoire, et pour les départements, j'ai moi-même été président de conseil général, une réforme majeure doit être portée, il n'y a plus de temps à perdre", a-t-il ajouté. "Il faut aller vite sur les réformes de notre territoire", a souligné François Hollande, qui s'est dit "très attaché aux territoires".

"Accélérer la réforme territoriale"

"Je considère qu'aujourd'hui toutes ces structures ne sont plus lisibles pour les Français. Il faut à la fois de la proximité et en même temps de l'efficacité, donc j'ai demandé au gouvernement de Manuel Valls d'accélérer la réforme territoriale", a expliqué le président.

Le 8 avril, lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, Manuel Valls a promis de s'attaquer au "millefeuille administratif". Le Premier ministre a proposé de réduire de moitié le nombre de régions en France d'ici au 1er janvier 2017. Soit un passage de vingt-deux à onze régions en métropole. 

Manuel Valls a également décidé "d'engager le débat sur l'avenir des conseils départementaux", nouveau nom des conseils généraux. "Je vous propose leur suppression à l'horizon 2021", a-t-il lancé dans l'hémicycle, mesurant "l'ampleur de ce changement" ainsi que la nécessité de "lancer un débat".