Le coup de gueule de Geneviève de Fontenay contre la réforme territoriale

"Tout cela élaboré, discuté et décidé par le Président avec l'envoi d'une dépêche à l'AFP un soir à 20h37 !" critique la Dame au chapeau.

Geneviève de Fontenay, le 10 décembre 2010 à Lambesc (Bouches-du-Rhône).
Geneviève de Fontenay, le 10 décembre 2010 à Lambesc (Bouches-du-Rhône). (CITIZENSIDE.COM / AFP)

Geneviève de Fontenay part en guerre contre la réforme territoriale. Dans une chronique publiée par le Huffington Post, l'ancienne présidente du comité Miss France interpelle ses concitoyens pour "sauver nos provinces".

"Notre élection de Miss Prestige National 2015 (...) réunira 32 finalistes élues très souvent dans ces petites communes qui ont une 'âme' et qui reflètent ce qu'elles représentent : leur folklore, leurs traditions, leurs terroirs, leurs racines. Comment peut-on avoir envie de supprimer tout cela ? Sous prétexte d'économies ! Lesquelles ? Où ? Comment ?" s'insurge la Dame au chapeau.

"La lavande, les oliviers et Pagnol"

"On vient d'inaugurer en Auvergne un hôtel de région qui a coûté quatre-vingts millions d'euros ! A quoi et à qui va t-il servir ? Et combien d'exemples de ce type..." déplore-t-elle. Geneviève de Fontenay critique la manière dont le projet a été annoncé : "Tout cela élaboré, discuté et décidé par le Président avec l'envoi de la dépêche à l'AFP un soir à 20h37 ! 'J'ai décidé', Amen !"

"Non ! Non et non, nous continuerons à faire nos écharpes avec ces titres évocateurs comme la Provence, qui sent bon la lavande, les oliviers et Pagnol ! Le Béarn, le Rouergue, le Quercy, la Cerdagne, l'Artois, la Flandre, le Berry, le Limousin (et ses vaches), la Bretagne avec ses cinq départements dont la Loire-Atlantique", promet la présidente d'honneur du concours Miss Prestige National, qui semble oublier que ces anciennes provinces ne sont pas des découpages administratifs, réforme territoriale ou non.

Dernière suggestion : remplacer La Marseillaise et "ses paroles gênantes" par "la magnifique chanson de notre poète Jean Ferrat, Ma France".