La France à 14 régions : "Il peut y avoir des évolutions", prévient Valls

François Hollande a dévoilé sa proposition de réforme territoriale, qui propose une carte de France simplifiée, avec moins de régions.

Le Premier ministre, Manuel Valls, à l\'hôtel Matignon, à Paris, le 15 mai 2014.
Le Premier ministre, Manuel Valls, à l'hôtel Matignon, à Paris, le 15 mai 2014. (ZAER BELKALAI / CITIZENSIDE / AFP)

François Hollande a dévoilé sa proposition de réforme territoriale, lundi 2 juin : une France avec 14 grandes régions au lieu de 22 actuellement. Mais cette carte simplifiée n'est pas gravée dans le marbre, assure le Premier ministre. "Il peut y avoir des évolutions", prévient Manuel Valls, au lendemain de cette annonce, sur BFMTV.


Les régions : "Il y aura des débats"

Le président souhaite que le nombre de régions métropolitaines soit ramené de 22 à 14, et envisage de fait la fusion de plusieurs territoires : Poitou-Charentes, Centre et Limousin ; Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ; Champagne-Ardenne et Picardie ; Bourgogne et Franche-Comté ; Auvergne et Rhône-Alpes ; Alsace et Lorraine ; Basse et Haute-Normandie. Resteraient inchangées, les régions Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Ile-de-France et Paca.

Ce scénario pourra être amené à bouger, explique Manuel Valls. "Il y aura des débats d'abord au Sénat puis à l'Assemblée nationale, affirme le Premier ministre. L'essentiel est de réduire le nombre de régions pour les rendre plus fortes et plus compétitives."

Les départements : "Il faut du temps"

Initialement, Manuel Valls avait annoncé la suppression des conseils généraux. Finalement, François Hollande préfère dans l'immédiat les vider de leur substance, en transférant l'essentiel de leurs compétences aux autres échelons administratifs.

"Il faut de toute façon du temps, il faut au moins trois ans pour transférer des compétences, et les travailleurs aussi", a plaidé Manuel Valls. "Les conseils généraux vont garder pendant trois ans un certain nombre de compétences, ce qu'on appelle le 'bloc social' et la cohésion territoriale, notamment dans les territoires ruraux", a expliqué Manuel Valls. Le Premier ministre a défendu le renvoi à 2020 de la suppression de ces entités territoriales.

La méthode : pas de référendum

Le Premier ministre écarte la possibilité de recourir à un référendum pour demander aux Français d'avaliser la réforme territoriale. Un tel scrutin aboutirait à "une addition des contraires", juge Manuel Valls.

"Face à cette question d'intérêt général, on répondrait à une autre question", par exemple "une question concernant le président de la République puisque c'est lui qui poserait la question", estime-t-il. Pour lui, le débat doit se mener "au Parlement".