Nouvelle-Calédonie : l'autonomie au quotidien

Dimanche 4 novembre, 170 000 électeurs de la Nouvelle-Calédonie diront s'ils veulent ou non quitter le giron français. Aujourd'hui, l'île jouit d'une plus grande autonomie par rapport à la métropole. Ça commence dès l'école primaire.

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France 3

À quelques kilomètres de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), c'est l'heure de l'école pour ces écoliers de CM2. L'uniforme est de rigueur, même dans le public, et c'est loin d'être la seule particularité. Comme chaque semaine, la professeure Alexia Guerrera développe un cours de langue et de culture kanak, un programme imposé dans toutes les écoles de la Nouvelle-Calédonie. Ce jour-là, les élèves sont formés à la gravure sur bambou, une technique ancestrale propre aux Kanaks.

La collectivité la plus autonome de France

"Nos ancêtres les Gaulois c'est très bien, mais il faut essayer de dépasser cette phrase. Les enfants n'ont pas souvient conscience de cette culture de la Nouvelle-Calédonie", souligne Alexia Guerrera. Depuis près de vingt ans, l'enseignement primaire est une compétence locale. La collectivité a entièrement la main sur les programmes, la formation des professeurs et les calendriers scolaires. "Les programmes sont quand même très similaires au niveau des mathématiques et du français, c'est des adaptations", ajoute Magali Charlou, directrice de l'école Victorien Barou. La Nouvelle-Calédonie gère aussi la sécurité civile, son système de santé, de fiscalité, de télécommunication et de commerce. Elle a son propre droit du travail, code de l'urbanisme et son gouvernement et même un Congrès qui vote des lois locales. Il s'agit donc de la collectivité la plus autonome de France. 

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Dernier meeting en faveur du oui à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, le 31 octobre 2018. À l'image le drapeau kanaky du FNLKS. (LAURENT GROUT / RADIO FRANCE)