Nouvelle-Calédonie : deux communautés à l'épreuve du vote

La population de la Nouvelle-Calédonie est appelée à se prononcer dimanche 4 novembre sur son indépendance.

France 2

Le 26 juin 1988, une poignée de main a changé le cours de l'histoire, celle de Jean-Marie Tjibaou, indépendantiste kanak, et Jacques Lafleur, caldoche, partisan du maintien dans la France. Leur réconciliation a mis fin à quatre ans de guerre civile qui a fait plus de 90 morts. Trente ans plus tard, alors que la population est appelée à se prononcer le 4 novembre prochain sur son indépendance, les deux leaders ne sont plus là. Ce sont aujourd'hui leurs enfants qui témoignent de leur héritage.

Deux héritages

Chacun à sa manière poursuit cet héritage. Isabelle Lafleur, elle, s'est engagée en politique. Élue au congrès, à la province, à la maire de Nouméa, elle est aujourd'hui l'une des leaders des Républicains calédoniens, et défend le "non" à l'indépendance.

En périphérie de Nouméa, Emmanuel Tjibaou dirige le centre culturel qui porte le nom de son père. Dans ce temple de la culture kanake, le fils de l'ancien leader indépendantiste distille ses connaissances pour défendre un modèle de société qui selon lui a été mis à mal par la colonisation. Officiellement, Emmanuel Tjibaou a fait le choix de ne pas s'engager en politique, mais lui estime qu'un "non" à l'indépendance ne mettrait pas un terme aux revendications kanakes.

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Une personne brandit un drapeau indépendantiste, lors de la viste du président de la République Emanuel Macron, le 4 mai 2018, à Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
Une personne brandit un drapeau indépendantiste, lors de la viste du président de la République Emanuel Macron, le 4 mai 2018, à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. (LUDOVIC MARIN / AFP)