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Réactions après la présentation des "60 engagements pour la France" de François Hollande

Les réactions se sont multipliées, jeudi 26 janvier, après la présentation de son programme par le candidat socialiste, François Hollande. Sans surprise, la majorité tire à boulets rouges. Le parti socialiste, lui, se félicite des engagements pris.
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François Hollande présente son programme, à la maison des Métallos (Paris), le 26 janvier 2012. (AFP - Patrick Kovarik)

Les réactions se sont multipliées, jeudi 26 janvier, après la présentation de son programme par le candidat socialiste, François Hollande. Sans surprise, la majorité tire à boulets rouges. Le parti socialiste, lui, se félicite des engagements pris.

UMP

Valérie Pécresse, ministre du Budget : "C'est un projet qui met le modèle social en péril, la crédibilité de la France en péril et qui menace les Français", a ajouté, en marge de sa présentation du bilan annuel des Douanes, la porte-parole du gouvernement. Selon elle, les propositions de François Hollande mettraient "la France dans le rouge" et aboutiraient à une "augmentation des impôts pour les taxes moyennes".

Gérard Larcher (ancien président du Sénat et ministre de l'emploi sous Villepin 2005-2007)) : "Le contrat de génération qu'est-ce que ça veut dire? C'est la reprise du tutorat que nous avions institué dans le gouvernement Villepin". "Je ne vois pas très bien ce que François Hollande propose vraiment pour les jeunes, pour les seniors, tout ça reste extrêmement flou".

Eric Ciotti (député des Alpes-Maritimes, chargé de la sécurité à l'UMP) : "Longtemps opposé à la création de centres éducatifs fermés, M. Hollande propose aujourd'hui de doubler leur nombre alors même que les
députés socialistes, dont fait partie M. Hollande, ont récemment voté contre le projet de loi de programmation relatif à l'exécution des peines qui prévoit notamment la création de 20 nouveaux centres".

Michèle Tabarot (députée des Alpes-Maritimes et déléguée générale) : "M. Hollande s'engage sur un retour à l'équilibre des finances publiques à la fin du prochain quinquennat, en 2017, sans proposer la moindre économie pour le budget de l'Etat."

"En effet, comment est-il possible de réduire le déficit en promettant 60 000 postes dans l'enseignement, 1000 dans la gendarmerie et la police chaque année et 150 000 emplois d'avenir, et en créant de nouvelles allocations, notamment pour les étudiants ?".

Front national

Marine Le Pen (candidate à la présidentielle) : "Le programme en lui-même est totalement incohérent (...) C'est un projet aseptisé. Où est la rupture avec le modèle ultralibéral ? C'est des mesurettes (...) Ce n'est pas la rupture, qui est la seule à même de pouvoir sortir notre pays de la spirale".

MoDem

François Bayrou (candidat à la présidentielle) : "On ne reviendra pas à l'équilibre avec ce programme-là. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas imaginable. Il n'y a pas dans ce programme une seule mesure d'économie. "Ce programme est très éloigné de ce qu'il faudrait pour qu'on ait un retour à l'équilibre crédible".

Nouveau centre

Hervé Morin (candidat à la présidentielle) : "Après avoir martelé depuis des mois son souhait de changement, le candidat socialiste se contente de proposer aux Français de vieilles recettes socialistes déjà testées, et ce de façon à peine déguisée... Les emplois jeunes deviennent ainsi des contrats d'avenir, mais pour quel avenir ?".

"Ce programme annonce un matraquage fiscal sans précédent dont les classes moyennes seront les premières victimes".

Philippe Vigier (secrétaire général) : "Martine Aubry nous avait prévenus : après plusieurs mois de flou, les Français et les Françaises constatent qu'il y avait bien un loup derrière l'imprécision organisée des propositions du candidat socialiste à l'élection présidentielle (...).

"Un peu de Mélenchon et de Montebourg, un peu de Valls et de Royal, un peu d'Aubry ou quand la gauche parle à la gauche : François Hollande est encore le candidat des primaires socialistes quand plus que jamais, il faut du courage et de la responsabilité pour sortir la France et l'Europe d'une crise économique, morale et politique majeure".

Parti socialiste

Martine Aubry (première secrétaire) : "Ce projet, c'est d'abord un projet qui rassure, parce qu'il montre qu'il y a une autre politique pour sortir de la crise que celle que mène le gouvernement".

Il permet aussi de "de montrer que le progrès est encore possible malgré la crise, et François Hollande articule parfaitement bien les deux, avec beaucoup de crédibilité, beaucoup de force, et avec la justice comme critère essentiel".

Jean-Paul Huchon (président de la région Ile-de-France) : "François Hollande s'inscrit en rupture avec la vision jacobine et hyper-centralisatrice de Nicolas Sarkozy, qui a dégradé la France et rendu l'action publique moins efficace au moment où nous avons tellement besoin des collectivités territoriales pour inventer et faire face à la crise".

"En annonçant la mise en oeuvre rapide d'un pacte entre l'Etat et les collectivités, la suppression du conseiller territorial et une réforme de la fiscalité locale, Francois Hollande propose de renouer avec l'esprit de la décentralisation et répond ainsi aux attentes de nombreux élus locaux".

Parti chrétien-démocrate

Christine Boutin (candidate à la présidentielle) : "Hollande dégraisse le programme du PS : plus que 60 idées vues et revues, sans vision d'avenir. Déjà que la version originale n'avait riend'innovant… Ce n'est pas la grande braderie des bons sentiments qui va remettre la France sur le chemin de l'avenir !

République solidaire

Dominique de Villepin (candidat à la présidentielle) : "Tout cela est bien ficelé. Dimanche, le Bourget avec un nombre substantiel de militants, jeudi un programme, soixante mesures, une brochure diffusée à des millions d'exemplaires... tout cela est bien fait".

"Ce que les Français attendent, c'est une lisibilité sur l'action qui va être engagée. Donc, j'attends que le candidat socialiste fasse le ménage dans ses propositions, qu'il nous dise lesquelles sont importantes".

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