VIDEO. Manuel Valls, la cible préférée de Benoît Hamon

Depuis son entrée dans la campagne de la primaire de la gauche, au mois d'août, l'ancien Premier ministre est une cible de choix pour le député des Yvelines.

Deux hommes, deux lignes. Au lendemain de la primaire de la gauche, les flèches entre les deux finalistes n'ont pas tardé à être décochées. Manuel Valls a présenté le second tour comme un "choix entre la défaite assurée et la victoire possible". La phrase a été balayée par Benoît Hamon, lundi 23 janvier. "Tout ça, c'est de la vieille politique, a-t-il affirmé sur France Inter. Si c'est ce genre d'arguments qui est utilisé, je les lui laisse."

Mais entre les deux hommes, qui se connaissent depuis longtemps, les rapports n'ont jamais été tendres. Depuis son entrée en campagne, au mois d'août, l'ancien Premier ministre est une cible de choix pour le député des Yvelines. Ainsi, invité des "4 vérités", sur France 2, Benoît Hamon avait pris pour cible Manuel Valls, faisant référence à la polémique sur le burkini : "Il a beaucoup contribué cet été, une fois de plus, à diviser le pays, notamment sur la question de l'islam."

"Il ne pourra pas rassembler la gauche"

Deux mois plus tard, en octobre, Benoît Hamon assène une nouvelle pique à Manuel Valls sur le plateau de TV5 Monde"Au regard de ce qu'il dit, de ce qu'il fait, il ne pourra pas rassembler la gauche, donc il ne pourra pas la faire gagner", assure-t-il

Après l'annonce de François Hollande de ne pas se présenter, Manuel Valls a annoncé sa candidature dans son fief d'Evry (Essonne), le 5 décembre. Le lendemain, Benoît Hamon lançait sa contre-attaque sur France Inter. "Quelle que soit la sincérité des intentions du candidat Manuel Valls, ses intentions de candidat contredisent ses actes de Premier ministre", a-t-il rétorqué. 

Les deux hommes vont se retrouver face à face pour confronter leurs programmes et leurs idées, mercredi 25 janvier, pour le débat de l'entre-deux-tours de la primaire de la gauche.

Benoit Hamon lors d\'un meeting à Paris, le 18 janvier 2017.
Benoit Hamon lors d'un meeting à Paris, le 18 janvier 2017. (CITIZENSIDE /SAMUEL BOIVIN / AFP)