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Primaire de la gauche : sur le terrain, l'organisation du scrutin n'est pas encore au point

Les sept candidats de la primaire de la gauche s'affronteront jeudi au cours du premier débat. Pendant ce temps, sur le terrain, à dix jours du vote, les organisateurs ne sont pas encore prêts. Reportage franceinfo dans les Landes. 

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Une urne d'un bureau de vote de la primaire de la gauche, le 9 janvier 2017. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Alors que le premier débat de la primaire de la gauche a lieu jeudi 12 janvier, les organisateurs s’affairent pour que tout soit prêt, en vue du premier tour de scrutin, le 22 janvier. Il faut encore trouver 35 000 à 40 000 volontaires pour les bureaux de vote... et surtout faire déplacer les électeurs. Rien n’est gagné, à l’image du département des Landes, où la gauche est pourtant traditionnellement forte.

Dans les Landes, l'organisation compliquée du scrutin de la primaire de la gauche. Reportage de Grégoire Lecalot.
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À la fédération PS des Landes, on est loin de l’animation des grands jours. Deux paquets de quelques centaines d’affiches sont déposés côte à côte sur la grande table du local de Mont-de-Marsan. "Pour l’instant, on a uniquement le matériel de Manuel Valls et de Benoît Hamon", précise Bruno Janot, en charge de l’organisation de la primaire de la gauche dans le département.

Les candidats en manque de représentants

Dans le département, 62 bureaux seront ouverts les 22 et 29 janvier. Il y en a 7 530 au niveau national, soit 1 600 de moins qu’en 2011. Objectif : que les électeurs n’aient pas à faire plus de 20 kilomètres pour aller voter. Un vrai casse-tête dans ce département, le troisième en France par la taille.

>> Découvrez la carte des bureaux de vote de la primaire

Autre difficulté : chaque candidat doit avoir des représentants. "Ils ont la possibilité de nous adresser les coordonnées d’un mandataire départemental, poursuit Bruno Janot. On a quelques noms pour Arnaud Montebourg et Benoît Hamon." Mais dans ce département traditionnellement positionné à l'aile gauche du PS, "Manuel Valls n’a pas encore vraiment" de représentant.

C’est quand même difficile d’envoyer quelqu’un sur tous les bureaux de vote dans un territoire aussi étendu que le nôtre

Bruno Janot, organisateur de la primaire de la gauche dans les Landes

à franceinfo

Confrontés à l'étendue du département, les candidats se voient obligés de cibler les gros bureaux de vote. "Mais ça, entre guillemets, c’est leur problème !", lâche Bruno Janot. En attendant, chaque bureau de vote landais est déjà pourvu d’un président. Reste à trouver trois assesseurs par bureau et à attirer les électeurs. Or, seul Benoît Hamon est venu en meeting.

"La campagne se déroule dans un temps assez court, donc tous les candidats ne peuvent pas malheureusement faire le tour des départements en quinze jours. Ce n’est pas possible", reconnaît Stéphane Delpeyrat. Le patron du groupe PS à la région Nouvelle Aquitaine ajoute qu'"il y a toutefois suffisamment de débats dans les médias et à la télévision pour que tout le monde ait l’information".

Le Parti socialiste menacé ?

Dans les Landes, la géographie politique est en mutation, au détriment du Parti socialiste : à sa gauche, Jean-Luc Mélenchon, et à sa droite, Emmanuel Macron. "C’est la fin d’une certaine histoire de la gauche et le début d’une autre, estime Caroline Brèque, qui anime le mouvement En Marche dans les Landes. Nous serons attentifs [à la primaire de la gauche], mais cela ne nous déroutera pas."

C’est la fin, certainement la déliquescence, d’un vieux parti.

Caroline Brèque, du mouvement En Marche

à franceinfo

Quant au Front national, il espère lui aussi aspirer quelques déçus du PS : dans les Landes, le parti d’extrême-droite a dépassé les 20% au premier tour des élections régionales en décembre 2015, alors qu'il n'avait réalisé que 6% au premier tour en 2010.

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