Marc Vuillemot quitte le PS "plus à même" de rassembler "toutes les sensibilités de la gauche"

Le maire socialiste de La Seyne-sur-Mer, dans le Var, annonce dimanche qu'il quitte le PS. Marc Vuillemot déplore que les orientations de "l'aile gauche" du PS recueillent, "année après année, de moins en moins d'audience" au sein du parti.

Marc Vuillemont, le maire de La Seyne-sur-Mer, lors d\'une conférence de presse le 28 juillet 2011.
Marc Vuillemont, le maire de La Seyne-sur-Mer, lors d'une conférence de presse le 28 juillet 2011. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Marc Vuillemot, le maire socialiste de La Seyne-sur-Mer, dans le Var, annonce dimanche 14 octobre sur son blog internet qu'il quitte le PS, après 33 ans. "Une page d'un tiers de siècle de ma vie se tourne aujourd'hui. Je quitte le Parti socialiste", écrit l'élu sur sa page. Marc Vuillemot a été élu maire de La Seyne-sur-Mer en 2008, une ville de plus de 64 000 habitants.

Marc Vuillemot demeure "naturellement socialiste"

Dans son texte, Marc Vuilemot prend acte du "vote interne" du PS du 11 octobre, pour un projet européen qui ne lui paraît pas "à même de créer les conditions d'un rassemblement de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie".

Le maire de La Seyne-sur-Mer déplore que les orientations de "l'aile gauche" du PS recueillent, "année après année, de moins en moins d'audience" au sein du parti. Il met cela sur le compte "des départs successifs de leaders et de militants qui s'y référaient". "J'en tire donc les conséquences, non sans tristesse et mélancolie", souligne Marc Vuillemot, qui assure demeurer "naturellement socialiste, au sens que donnait à ce terme l'Internationale ouvrière des Jaurès, Guesde et autres Blum". Il garde l'espoir "que la gauche se rassemble autour d'un compromis de projet, des socio-démocrates du centre-gauche aux plus radicaux" et affirme croire "à l'esprit du Front populaire".

Départs en cascade

Cette décision "pénible" n'est pas un "renoncement" assure Marc Vuillemot, qui souhaite encore être un "citoyen actif et engagé" au sein d'un parti "celui qui me semblera le mieux à même de promouvoir une société juste et humaine à laquelle j'aspire depuis toujours". Mais selon lui, "ce parti ne me semble pas encore exister".

Cette démission intervient après les départs successifs du PS d'Emmanuel Maurel vendredi et de Marie-Noëlle Lienemann samedi. La sénatrice de Paris "salue" ce dimanche sur Twitter "la décision Marc Vuillemot" de quitter le parti socialiste.