Crise au PS : Jean-Marc Ayrault dénonce une "situation pathétique" qui "prend un tournant extrêmement violent"

Olivier Faure réaffirme ce dimanche sa réélection au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, tandis que que son adversaire Nicolas Mayer-Rossignol conteste toujours les résultats. "Je vis cela avec beaucoup de tristesse", confie l'ancien Premier ministre de François Hollande.
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Radio France
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L'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"La lutte" entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol "pour le pouvoir" au Parti socialiste (PS) "prend un tournant extrêmement violent" qui est "dangereux pour toute la gauche, elle-même en crise", alerte Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre de François Hollande, dimanche 22 janvier sur franceinfo. "Là, on est en dessous des responsabilités", ajoute-t-il, alors que le premier secrétaire sortant du PS revendique sa réélection à l’issue du vote des militants, ce que conteste son rival Nicolas Mayer-Rossignol.

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Olivier Faure réaffirme d’ailleurs ce dimanche dans le JDD qu’il l’a emporté. C’est "une sortie irresponsable", rétorque le maire de Rouen, plus critique que son concurrent vis-à-vis de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes). Samedi soir, la commission de récolement des résultats était encore en cours.

Les divergences "ne sont pas si considérables que ça"

"Je vis cela avec beaucoup de tristesse", ajoute Jean-Marc Ayrault, aujourd’hui à la tête de la Fondation Jean-Jaurès. "Cette situation est même pathétique, parce que le PS est extrêmement affaibli, il n'a jamais été si faible dans son histoire et c'est en ce moment qu'on est en train de se déchirer, alors que les divergences idéologiques, les différences d'orientation" entre le député de Seine-et-Marne et le maire de Rouen "ne sont pas si considérables que ça".

“Les mêmes socialistes dont nous parlons, ils étaient ensemble dans les manifestations contre la réforme des retraites, et ils avaient les mêmes mots d'ordre”, souligne l'ancien Premier ministre. De plus, "ils travaillaient ensemble à l'Assemblée nationale et au Sénat". "J’appelle au calme et à la raison", insiste Jean-Marc Ayrault.

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