"Sécurité globale" : "L'objectif n'est pas de dériver vers une société de délation", affirme le Bruno Bonnell, député LREM

Les opposants à la proposition de loi sur la "sécurité globale" se sont réunis samedi dans de nombreuses villes la France pour demander le retrait de plusieurs dispositions.

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Radio France
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Bruno Bonnell, député LREM du Rhône, le 16 mai 2017 à Lyon. Photo d'illustration. (JEFF PACHOUD / AFP)

Nouvelle journée de manifestations contre la proposition de loi sur la "sécurité globale". Les opposants au texte, à commencer par l'article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images de policiers, ont manifesté samedi 16 janvier à Paris et dans plusieurs villes de France. "Aller manifester contre une loi qui offre des moyens de conforter la population sur la sécurité, c'est un petit peu paradoxal", a estimé samedi sur franceinfo Bruno Bonnell, député LREM du Rhône.

"Il y a des articles qui font débat, notamment l'article 24, il est en train d'être réécrit, déclare le membre de la majorité. Donc, on fait le match avant le match. C'est un peu une démonstration de force, un principe de certaines personnes, de ne pas vouloir plus de sécurité dans notre pays"

Une surveillance par les citoyens eux-mêmes n'est pas le but de la proposition de loi, affirme Bruno Bonnell :  "L'objectif n'est pas de dériver vers une société de délation". Pour le député, "l'objectif est de donner plus de moyens à la police municipale, autoriser le personnel à porter, dans certaines circonstances précises, des armes de poing, utiliser des caméras embarquées pour qu'il y ait plus de transparence. On ne pourra pas mettre un policier derrière chaque évènement de la vie."

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