Primaire : le PS veut éviter les risques de fraude

Pour parer à tout soupçon de fraude, lors du scrutin de la primaire des 9 et 16 octobre, l'état-major de la rue de Solférino a pris des mesures comme l'utilisation de stylos électroniques pour rédiger les procès-verbaux dans les bureaux de vote

L\'une des urnes du scrutin test à Toulouse le 1er octobre
L'une des urnes du scrutin test à Toulouse le 1er octobre (AFP - Rémy GABALDA)

Pour parer à tout soupçon de fraude, lors du scrutin de la primaire des 9 et 16 octobre, l'état-major de la rue de Solférino a pris des mesures comme l'utilisation de stylos électroniques pour rédiger les procès-verbaux dans les bureaux de vote

Pour le parti socialiste, pas question donc de donner la moindre prise aux critiques comme ce fut le cas, en 2008, lors du Congrès de Reims qui avait vu l'élection très serrée de Martine Aubry face à Ségolène Royal.

Cette fois, tous les bureaux de vote de France recevront le même kit de communication et de vote, directement envoyé par Solférino. Chaque bureau disposera d'un stylo numérique version clé USB, pour enregistrer l'intégralité des procès-verbaux, avec chiffres et remarques. Une heure après la fermeture du bureau, tous les présidents devraient avoir transmis les résultats au siège, par téléphone, avant de venir remettre le procès-verbal écrit de leur bureau et de décharger le contenu du stylo numérique.

Ce triple niveau de vérification est censé museler d'éventuels détracteurs. Restent les listes électorales, envoyées sous scellés "par le national", ouvertes puis recachetées et mises au secret entre les deux tours avant d'être détruites, après le 2e tour, le tout devant huissier.

Royal : "La Haute autorité est assez vigilante"
Le PS national a investi 200.000 euros en frais d'huissier pour ces primaires. "Isoloirs, urnes transparentes à deux clés : On est dans un vote républicain et on garantit à chacun la parfaite confidentialité de son vote", s'est félicité Jean-Charles Balardy, responsable du comité d'organisation du scrutin.

Quant à l'euro de rigueur "c'est un don anonyme minimum. Ils peuvent donner plus mais on ne fait pas la monnaie ", a-t-il précisé.

Interrogée fin septembre, dans Le Monde, Ségolène Royal revenait sur les rumeurs de bourrage des urnes lors de l'élection de la première secrétaire du parti, au congrès de Reims, indiquant qu'elle n'en parlait pas mais s'en souvenait. La présidente de Poitou-Charentes a indiqué que pour la primaire, il y avait "tout un dispositif technique mis en place pour s'assurer que tout fonctionne bien".

Des observateurs, comme pour tout scrutin, feront le tour des bureaux de vote toutes les heures pour s'assurer du bon fonctionnement de la primaire et vérifier le taux de participation. Ségolène Royal l'a confirmé : "Il y aura des assesseurs dans les bureaux de vote. Je ne veux pas que les gens se fassent voler leur vote", a-t-elle ajouté, disant cependant ne pas s'attendre à des irrégularités. "La Haute autorité est assez vigilante", a-t-elle estimé.