Présidence du Parti radical : Rama Yade et Laurent Hénart candidats pour succéder à Borloo

Le maire de Nancy et l'ancienne ministre se sont déclarés candidats à la succession de Jean-Louis Borloo, qui a abandonné début avril tous ses mandats et fonctions politiques pour des raisons de santé.

Rama Yade, vice-présidente de l\'UDI et membre du Parti radical, le 14 septembre 2013 à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne).
Rama Yade, vice-présidente de l'UDI et membre du Parti radical, le 14 septembre 2013 à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne). (ALAIN JOCARD / AFP)

La succession de Jean-Louis Borloo est ouverte à la tête du Parti radical. Le maire de Nancy Laurent Hénart et l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade se sont déclarés candidats à la présidence du parti de centre droit pour succéder à l'ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, qui a abandonné le 6 avril tous ses mandats et fonctions politiques pour des raisons de santé.

La date limite des candidatures est fixée au 5 mai. Le vote pour la présidence se tiendra du 16 au 22 juin et du 30 juin au 6 juillet pour un éventuel second tour, par internet. Il sera suivi d'un congrès du parti début juillet. 

Le Parti radical, qui est le plus vieux parti de France, est l'une des composantes importantes de l'UDI, crée sous l'impulsion de Jean-Louis Borloo à l'automne 2012 avec le Nouveau centre, dirigée par Hervé Morin. Le congrès de l'UDI pour la succession de Jean-Louis Borloo est prévu à l'automne.

Rama Yade, une candidate "à l'audience nationale"

Pour sa candidature, Rama Yade met en avant "une candidature de terrain" et le soutien de 50 fédérations sur une centaine. "Une présidente à audience nationale, c'est un Parti radical fort, qui renforcera parallèlement l'UDI", explique-t-elle. L'ancienne secrétaire d'État de Nicolas Sarkozy chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, nommée ensuite aux Sports, assure qu'elle a "nulle ambition pour la présidence de l'UDI."

Laurent Hénart, le successeur naturel

Laurent Hénart, qui fut l'un des secrétaires d'Etat de Jean-Louis Borloo quand celui-ci était ministre de la Cohésion sociale sous la présidence Chirac, a été élu à la mairie de Nancy fin mars. Il a ainsi succédé à André Rossinot, figure du Parti radical, qui lui a apporté son soutien aux côtés de nombreux élus radicaux pour sa candidature. Laurent Hénart est actuellement secrétaire général et assure l'intérim à la tête du parti depuis le retrait de Jean-Louis Borloo.

Dans sa lettre de candidature, Laurent Hénart explique que son "premier acte" concernera l'UDI pour "demander une réforme de ses statuts pour clarifier, à la suite du retrait de Jean-Louis Borloo, ses relations avec le Parti radical, dans les domaines des investitures, de la composition de ses instances et de la répartition du financement public".