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Nouvel Obs : les dix députés frondeurs démentent tout "appel" commun

Le Nouvel Observateur publie jeudi dix interviews de députés de toutes tendances politiques. Ils veulent aller plus loin que la loi sur la transparence de la vie publique actuellement discutée à l'Assemblée nationale, afin de réconcilier les Français avec leurs élus. L'appel présenté comme commun, qui fait du bruit dans les couloirs de l'Assemblée, est pourtant démenti par les intéressés.
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Radio France
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 (Radio France Autre)

Le Nouvel Observateur publie mercedi sous le titre "Abolissons les privilèges!"  dix interviews de dix députés décidés à aller plus loin que la loi sur la transparence de la vie publique. 

L'un veut abolir le régime spécial de retraites, l'autre contrôler les lobbies, un troisième fiscaliser les frais de mandats. Tous sont jeunes, plein d'allant, et bien décidés à lutter contre le "tous pourris" . Parmi eux, le socialiste Jérôme Guedj, qui considère que "les parlementaires ne sont pas des privilégiés, mais je ne veux pas céder à une forme de myopie qui consisterait à ne pas remettre en question certains modes de fonctionnement qui existent dans cette maison". 

** "Pas d'appel signé"

Droit dans ses bottes? Pas vraiment. Jérôme Guedj se serait bien passé de la titraille accrocheuse du Nouvel Obs,  tout comme ses collègues socialistes Razzye Hammadie et Karine Berger. "Il n'y a pas d'appel signé, souligne Razzye Hammadie. Moi je ne signe pas d'appel avec des gens de droite qui pendant dix ans n'ont rien fait pour améliorer les choses." "Je fais confiance au Nouvel Obs pour ne pas avoir tenté un coup pas très glorieux de leur part" ,  explique de son côté Karine Berger. 

On est donc loin du tollé provoqué à l'assemblée. Scandalisé, le socialiste Bernard Roman pourfend une démarche qui à ses yeux "nourrit le populisme" . "A force de vouloir apparâitre comme des Monsieur Propre, on finit par salir tous les autres." 

* "On s'est fait piéger" , rétorquent les fauteurs de troubles, mais sans convaincre ce membre du staff socialiste : "C'est bizarre, c'est toujours les mêmes qui tombent dans les pièges, ceux qui aiment la lumière des caméras." *

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