Nuisances sonores : un couvre-feu instauré à l'aéroport de Nantes jusqu'à nouvel ordre

Cette interdiction de décollages et d'atterrissages, réclamée de longue date par les riverains, avait été annoncée par le gouvernement fin 2019, à l'issue d'une concertation publique faisant suite à l'abandon du projet de transfert de l'aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes.

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Deux Boeing 737 et un Airbus A319 des compagnies aériennes low cost Transavia et Volotea au sol de l'aéroport de Nantes Atlantique, le 14 avril 2021. (BAPTISTE ROMAN / HANS LUCAS / AFP)

Une mesure radicale pour réduire les nuisances sonores. Un couvre-feu de minuit à 6 heures du matin entrera en vigueur vendredi 8 avril à l'aéroport de Nantes-Atlantique (Loire-Atlantique) jusqu'à nouvel ordre. Aucun avion ne pourra atterrir ou décoller durant cette période. La circulation des avions les plus bruyants sera également interdite entre 22 heures et 6 heures du matin, selon un arrêté ministériel publié début octobre au Journal officiel. "La mise en œuvre de cet arrêté permettra de réduire les nuisances subies par les collectivités et populations concernées", a salué l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa).

L'instauration d'un couvre-feu, réclamée de longue date par les riverains, avait été annoncée par le gouvernement fin 2019, à l'issue d'une concertation publique faisant suite à l'abandon du projet de transfert de l'aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes. Le Coceta (Collectif des citoyens exposés au trafic aérien) s'est dit "à demi satisfait" par ces mesures.

Demande d'une aide à l'insonorisation

L'organisation nantaise réclamait une interruption totale des vols entre 22 heures et 6 heures du matin. "Le bruit empêchera toujours les enfants de dormir. Moi, même avec du double vitrage, j'ai du mal à regarder un film", a assuré à l'AFP la vice-présidente du collectif, Géraldine Maisonneuve, habitante de Saint-Aignan-Grandlieu, commune située à cinq kilomètres de l'aéroport. 

Mi-mars, les 24 maires de la métropole de Nantes avaient interpellé par courrier le ministre des Transports "afin que l'Etat améliore les modalités d'aide à l'insonorisation des logements", à laquelle 3 730 foyers sont éligibles. Les édiles déploraient que des délais "déraisonnables" et un reste à charge "trop élevé" poussent "nombre de ménages à abandonner l'idée de bénéficier de ces aides".

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