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Notre-Dame-des-Landes : "Le président est bien obligé de faire évacuer" le site, selon un collectif pro-aéroport

Le président du collectif Des Ailes pour l'Ouest demande au gouvernement de respecter sa promesse de déloger les zadistes de Notre-Dame-des-Landes à l'automne, alors qu'une manifestation contre l'aéroport a lieu samedi 8 octobre.

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Radio France
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Alain Mustière, président  du collectif des Ailes pour l'Ouest, le 26 juin 2016 à Nantes. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

Octobre 2016. C'est le créneau avancé par le Premier ministre Manuel Valls pour une évacuation possible du site de Notre-Dame-des-Landes, où doit se construire un nouvel aéroport pour l'ouest de la France. Alain Mustière, le président du collectif Des Ailes pour l'Ouest, favorable au projet, aimerait que le gouvernement s'exécute au plus vite.

franceinfo : Samedi 8 octobre, les zadistes organisent une nouvelle manifestation contre l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes. Ils n'ont pas l'intention de partir et sont même de plus en plus nombreux à s'installer...

Alain Mustière : Depuis le début, les zadistes sont entêtés et ça n'a pas changé. Mais en juin, il y a eu une consultation des habitants de Loire-Atlantique, qui se sont prononcés à 55% pour la réalisation de l'aéroport. Ou on accepte la démocratie ou on ne l'accepte pas.

Militez-vous pour une évacuation la plus rapide possible du site ?

Le gouvernement a très clairement exprimé le fait que s'il y avait un vote, il respecterait le vote des habitants de Loire-Atlantique. C'est fait. Il nous a dit aussi qu'il ferait évacuer à l'automne. On rentre dans l'automne. Nous attendons maintenant que le gouvernement applique les décisions qu'il a prises.

Pensez-vous que le gouvernement prendra le risque de tenter une évacuation avant l'élection présidentielle ?

Il a intérêt à prendre une décision avant la présidentielle ! Si le président se présente à nouveau et qu'il dit représenter l'ordre, la démocratie et la loi, il est bien obligé de faire évacuer.

Il y a des risques de violence. Il y aura une forte résistance. Selon vous, il ne faut pas en tenir compte ?

S'il y a violence, c'est qu'elle vient de ceux qui occupent des terrains, des maisons, des hangars qu'ils n'ont pas le droit de construire. Évidemment qu'il faut qu'ils partent ! Ce sont eux qui sont hors-la-loi.

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