Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement repousse la perspective d'une évacuation de la "ZAD"

L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'était engagé à évacuer la "ZAD" de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) cet automne. 

Un panneau tagué \"ZAD\" près de Notre-Dame-des-Landes, le 22 septembre 2015.
Un panneau tagué "ZAD" près de Notre-Dame-des-Landes, le 22 septembre 2015. (CITIZENSIDE/THIBAUT GODET / CITIZENSIDE)

Les bulldozers arriveront-ils avant l'hiver ? Selon des sources gouvernementales citées par l'AFP, le gouvernement a décidé de repousser, vendredi 9 décembre, la perspective d'une évacuation de la "ZAD" du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). 

"Il n'y a pas d'évacuation possible tant que le contentieux avec Bruxelles n'est pas réglé", a indiqué l'une de ces sources à l'AFP, confirmant l'abandon de l'objectif d'une évacuation "à l'automne", fixé lorsque Manuel Valls était Premier ministre.

Un règlement du contentieux prévu pour la fin de l'année

Interrogé, Matignon n'a pas confirmé officiellement le report de l'évacuation, mais a reconnu que le gouvernement "devait avant toute chose clarifier une situation de précontentieux avec la Commission européenne".

"Nous sommes dans un Etat de droit qui ne saurait être bafoué. Le cadre d'une intervention doit être maîtrisé", a-t-on souligné dans l'entourage du nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Mise en demeure par la Commission européenne depuis avril 2014 pour ne pas avoir réalisé d'évaluation des impacts cumulés des infrastructures du projet d'aéroport, la France doit toujours régulariser son infraction.

Elle s'est engagée à le faire à la fin de l'année. Pour se mettre en conformité avec la réglementation européenne, le SCOT (schéma de cohérence territoriale) de la métropole Nantes-Saint-Nazaire a dû être révisé et va être soumis au vote le 19 décembre.

En dépit d'un "oui" au projet d'aéroport au référendum local en juin, des opposants, baptisés "zadistes", occupent toujours le vaste terrain de 1 200 hectares.