Nicolas Sarkozy prépare son retour, "évidemment"

Bernadette Chirac l'assure, l'ancien président reviendra pour la présidentielle de 2017. Et selon "Le Canard enchaîné", il ne compte pas passer par la case des primaires à l'UMP pour se représenter.

Nicolas Sarkozy salue des spectateurs lors du match PSG-Lille au Parc des Princes à Paris, le 22 décembre 2013.
Nicolas Sarkozy salue des spectateurs lors du match PSG-Lille au Parc des Princes à Paris, le 22 décembre 2013. (BENOIT TESSIER / REUTERS)

Pour elle, cela ne fait aucun doute. "Evidemment", Nicolas Sarkozy va revenir, assure Bernadette Chirac mercredi 22 janvier sur Europe 1. L'ancienne Première dame a lâché cette confidence, non sans s'être fait prier quelques secondes : "J'ai interdiction de le dire, il va me gronder."

"Il a l'expérience d'un premier mandat, il sait les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber, les phrases qu'il ne faut pas dire", a expliqué l'ancienne Première dame pour justifier la nécessité du retour de l'ancien chef de l'Etat en 2017. Pour elle, "oui", il est le seul à droite à pouvoir remporter à le prochain scrutin présidentiel.

L'obsession des primaires

Nicolas Sarkozy ne penserait pas différemment, à en croire Le Canard enchaîné. Selon l'hebdomadaire satirique, l'ancien chef de l'Etat a une obsession : éviter les primaires à l'UMP, envisagée pour désigner le candidat de la droite. Un scrutin "fait pour les seconds couteaux", "je n'y participerai pas", affimerait-il.

"Je vais poser mon hélicoptère dans la plaine et, quand j'en sortirai, je dirai : 'Qui m'aime me suive !', estimerait Nicolas Sarkozy. Et vous verrez que j'aurai des gens de tous les partis qui se rangeront derrière moi." D'après Le Canard enchaîné, l'ancien président attend notamment le soutien des UDI Jean-Louis Borloo et Rama Yade.

Déjà de retour sur Instagram

En attendant une éventuelle officialisation de son retour, Nicolas Sarkozy est déjà réapparu sur internet. Sur un cliché posté mardi 21 janvier sur Instagram, il s'affiche tout sourire aux côtés des habitués d'un bar du 17e arrondissement, voisin de ses bureaux, et souhaite "bonne année aux commerçants du quartier".

Le compte de l'ancien président était resté inactif depuis le 2 mai 2012, quelques jours avant sa défaite à la présidentielle.