Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi les accusations contre son ministre Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt

Lors d'un déplacement à Brie-Comte-Robert, le chef de l'Etat a dénoncé la "calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité".Parallèlement, face à la succession d'affaires qui éclaboussent le gouvernement et l'Elysée, la majorité presse de plus en plus Nicolas Sarkozy d'intervenir, voire de procéder à un remaniement ministériel.

Nicolas Sarkozy à l\'issue du sommet de l\'UE à Bruxelles le 17 juin 2010
Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet de l'UE à Bruxelles le 17 juin 2010 (AFP - ERIC FEFERBERG)

Lors d'un déplacement à Brie-Comte-Robert, le chef de l'Etat a dénoncé la "calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité".

Parallèlement, face à la succession d'affaires qui éclaboussent le gouvernement et l'Elysée, la majorité presse de plus en plus Nicolas Sarkozy d'intervenir, voire de procéder à un remaniement ministériel.

La réaction de Nicolas Sarkozy
"J'aimerais tellement que le pays se passionne pour les grands problèmes que sont la santé, l'organisation de la santé, les retraites, comment on va créer de la croissance, plutôt que de s'emballer à la première horreur, calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité", a déclaré Nicolas Sarkozy mardi, lors d'une table ronde sur la médecine.

"C'est tellement plus important pour moi de passer du temps à dialoguer avec vous, à comprendre pourquoi vous êtes inquiets pour votre profession, qui est une des plus belles professions au monde", a-t-il ajouté.

"Quelle époque, quel abaissement, une époque où on s'intéresse plus à la personne qui crée le scandale qu'à la personne qui soigne, qu'à la personne qui travaille, qu'à la personne qui construit", a également regretté le chef de l'Etat dans son intervention.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a dénoncé "une chasse à l'homme" et une "entreprise sytématique de déstabilisation" après les nouvelles acccusations mardi sur un financement illicite présumé au profit de Nicolas Sarkozy.

La majorité presse Sarkozy d'intervenir plus explicitement
Face à la succession des affaires qui éclaboussent le gouvernement et l'Elysée, et alors qu'aux soupçons de complaisance fiscale s'ajoutent désormais ceux de financement politique illégal, la majorité presse de plus en plus Nicolas Sarkozy de sortir de son silence, voire de procéder rapidement à un remaniement ministériel pour ramener le calme.

Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP a jugé mardi sur France 2 qu'il fallait que Nicolas Sarkozy "parle aux Français" pour que "les choses soient remises en perspective" face au développement de l'affaire Bettencourt. Comme on lui demandait si cette intervention devait avoir lieu avant le 14 juillet, il a répondu : "quand il le jugera utile".

Selon plusieurs membres de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy "réfléchit à une intervention" afin de sortir de l'affaire Bettencourt dans laquelle le ministre du Travail Eric Woerth est empêtré.

Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a estimé que ce serait fait "dans les jours qui viennent". "N'oublions pas que nous avons le 14 juillet qui se profile et, si les traditions sont respectées, c'est l'occasion aussi pour le président de s'exprimer", a-t-il dit sur France Info.

Certains vont plus loin et réclament un remaniement plus rapide que prévu. "La situation mérite une très forte mise au point. On n'échappera pas à la nécessité de remettre les choses au carré vite fait, bien fait", a déclaré le député UMP Jacques Myard, selon lequel "rien n'est exclu".

"J'imagine mal qu'on puisse attendre maintenant la rentrée parlementaire comme si de rien n'était", a expliqué le député UMP Lionnel Lucca sur Europe 1 en allusion au souhait de Nicolas Sarkozy d'attendre le mois d'octobre pour un remaniement.