Indemnité inflation : "Ce qu'il faut, c'est 300, 400, 500 euros de plus chaque mois sur les fiches de paie", souligne Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière

Il faut "augmenter les salaires, en allant prendre sur les profits", a affirmé ce mercredi sur France Inter, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle. 

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Radio France
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Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à la présidentielle 2022, à la réunion publique de la campagne présidentielle, à Besançon, le 16 octobre 2021.   (FRANCK LALLEMAND / MAXPPP)

La candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle a réagi à la mise en place par le gouvernement d'une indemnité inflation pour faire face à l'explosion des prix du carburant. Pour Nathalie Arthaud, invitée de France Inter ce mercredi, "ce qu'il faut, c'est 300, 400, 500 euros de plus chaque mois sur les fiches de paie ; ces 100 euros [promis par Jean Castex], c'est une aumône".

Le lendemain de l'annonce de Jean Castex, Nathalie Arthaud raconte qu'elle se trouvait à Cholet (Maine-et-Loire) aux côtés des salariés de Michelin. "La réaction a été unanime : c'est une provocation", assure la candidate d'extrême gauche.


"Ce qui est dingue aujourd'hui, c'est qu'il y a des travailleurs (...) qui triment dur du matin au soir et qui n'arrivent pas à vivre de leur salaire"

Nathalie Arthaud, candidate LO à la présidentielle

à France Inter

Ce qu'il faut faire pour elle, c'est "augmenter les salaires, en allant prendre sur les profits. On doit les payer sur les profits qui ont explosé".

Nathalie Arthaud rappelle "qu'on sort de deux ans de pandémie qui a aggravé une crise économique. On en sort comment ?", s'interroge-t-elle. "Avec des milliardaires qui ont vu leur fortune augmenter de 40%, ajoute la candidate de LO, des cours boursiers qui s'envolent et des grandes fortunes qui n'ont jamais été aussi importantes, il faut aller prendre sur ces profits. Tout ça c'est une question de combat : il va falloir les imposer, ces augmentations de salaire", souligne-t-elle.

Pour la candidate de Lutte ouvrière, si l'électorat de gauche est "écœuré" et "désorienté", c'est à cause de la faillite "de la gauche au gouvernement" qui s'est "transformée en paillasson du capital". "Ils ont perdu leur électorat parce qu'à chaque fois qu'ils ont gouverné (...) ils se sont transformés en paillasson du grand capital, de la bourgeoisie", dénonce Nathalie Arthaud.

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