Montebourg: le renoncement de Borloo est le résultat d'un "bâillonnement"

Le candidat à la primaire socialiste Arnaud Montebourg a commenté lundi le renoncement à la présidentielle de Jean-Louis Borloo en y voyant "un bâillonnement" et "une mise au pas" des amis du président de la République.

Arnaud Montebourg en campagne à Bordeaux sur les terres d\'Alain Juppé
Arnaud Montebourg en campagne à Bordeaux sur les terres d'Alain Juppé (AFP - Pierre Andrieu)

Le candidat à la primaire socialiste Arnaud Montebourg a commenté lundi le renoncement à la présidentielle de Jean-Louis Borloo en y voyant "un bâillonnement" et "une mise au pas" des amis du président de la République.

Une situation dont, selon M. Montebourg, souffre en silence Alain Juppé. M. Borloo, président du Parti radical, a "trouvé un accord avec Nicolas Sarkozy pour le faire réélire", a-t-il estimé alors qu'il s'exprimait au cours d'une visite à Bordeaux, dont le maire est M. Juppé, ministre des Affaires étrangères. Une ville où il s'est estimé "très bien reçu" avant de préciser que "c'est comme ça dans toute la France".

Sarkozy "organise le silence dans ses rangs"

"M. Sarkozy est en train de constituer des légions romaines autour de lui pour empêcher toute discussion à droite", a jugé M. Montebourg. "Alors que la gauche organise son débat avec des millions de citoyens, le système Sarkozy organise le bâillonnement de ses alliés, le silence dans les rangs et la mise au pas de ses propres amis", a-t-il ajouté. "Je suis certain que le maire de Bordeaux souffre en silence de la situation d'oppression douce qui lui est faite dans ce système", a-t-il lancé.

Alors qu'on lui demandait si M. Borloo avait pu recevoir des menaces ou des promesses, M. Montebourg a répondu: "Les deux, ça marche comme ça à droite."